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L’ancien ministre des finances et chef de la diplomatie, Salaheddine Mezouar et lactuel patron de la Trésorerie Générale du Royaume, Noureddine Bensouda sont confiants en leurs chances réelles de succéder à la tête de la banque centrale à l’approche imminente du départ à la retraite largement tardif de Abdelatif Jouahri. Les deux candidats ont fait leurs preuves dans les hautes fonctions mais une seule ombre plane sur leur CV, leur implication commune dans un scandale de primes très grasses quand Mezouar était à la tête du département des finances. L’affaire avait fait grand bruit à cette époque et avait choqué l’opinion publique qui avait exprimé une vive colère sur la légèreté avec laquelle les deux hauts responsables jouaient avec l’argent du contribuable et la générosité avec laquelle ils s’accordaient réciproquement des primes de plusieurs dizaines de millions. L’incident n’a pas donné lieu à des sanctions exemplaires et les deux hommes s’en sont sortis sans trop de dégâts au niveau du palais. Car il faut dire que le candidat du palais pour le poste de patron de la banque centrale, Noureddine Bensouda est un pur produit du Collège Royal et un compagnon de classe du roi Mohammed VI avec lequel il peut se prévaloir d’avoir partagé les mêmes bancs dans cet établissement. Depuis l’accession au trône du ru souverain, il dirige d’une main de fer de la Trésorerie Générale du Royaume, ce qui lui donne toutes les chances d’en faire de même à la banque centrale. Son challenger, Mezouar, ne peut pas se vanter d’avoir les mêmes atouts et une telle expérience.

Par Jalil Nouri

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