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La saga du richissime Miloud Châabi, l’homme parti de rien pour devenir une icône du capitalisme marocain discret s’est achevée avec son brusque décès alors qu’aucune maladie n’avait été annoncée pour précèder et annoncer cette disparition .

Parti sur la pointe des pieds en pleines difficultés pour son holding « Ynna » qu’il a monté à la sueur de son front, guidé par son obstination à rivaliser avec les plus grosses fortunes du pays, ce berger, devenu maçon dans sa région natale des « Chiadma »  près d’Essaoouira avant de monter sa première entreprise de construction, Miloud Châabi a pensé à sa mort en homme très croyant en partageant sa fortune avant l’heure entre ses enfants qu’il avait associé de son vivant à la gestion de ses affaires.

Très diversifié, son empire est passé ces derniers temps par defortes tempêtes ces derniers temps avec la multiplication de procès intentés par des sociétés étrangères pour des dettes qu’il avait refusé d’honorer risquant la vente aux enchères de ses biens à plusieurs reprises, une situation qui avait fini par inquiéter les milieux bancaires et la sphère des affaires. Dérangeant, le verbe haut ruant à volonté dans les brancards, ayant même pris le risque de se fâcher avec le pouvoir et des formations politiques dont il a claqué toutes les portes, le milliardaire qui avait beaucoup perdu de sa superbe au crépuscule de sa vie, laisse derrière lui, une fortune conséquente pour que ses héritiers écrivent la suite de cette saga exceptionnelle qui pourrait inspirer un film à succès.

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