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Trouver dans les circonstances actuelles quatre ministres issus de deux formations politiques seulement, mais irréprochables avant tout, semble chose aisée, mais n’est pas une mince affaire en réalité. Le chef du gouvernement en fait l’amère expérience, puisqu’il doit présenter au roi, dans les plus brefs délais, les quatre profils, à savoir deux du PPS et deux du Mouvement Populaire pour prendre respectivement en charge, les postes de l’Habitat et de la Santé ainsi que l’Éducation Nationale et la Formation Professionnelle, dont les précédents titulaires ont été limogés par le roi. Premier obstacle rencontré par El Othmani, le PPS demande un temps de réflexion pour voir s’il quittera définitivement le gouvernement ou non.
Le second écueil réside au niveau du Mouvement Populaire et son secrétaire général qui pour s’éviter des batailles internes préfère se proposer pour prendre en charge les postes de l’éducation nationale et la formation professionnelle, une idée saugrenue si l’on sait qu’il est déjà président de la région Fès-Meknès et que le cumul des fonctions lui est interdit. Pour l’instant, El Othmani préfère ne pas évoquer ni envisager le retour de l’Istiqlal au gouvernement qui lui imposerait une refonte de l’architecture gouvernemental et donc des tractations sans fin et sans résultat. Pour cela, il aura bien retenu la leçon encore présente des échecs de son prédécesseur, Benkirane. Une seule priorité alors, ne pas laisser les choses traîner en longueur.
Par Jalil Nouri

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