Mme Aicha Ech-Chenna à l’honneur à l’ENCG de Settat

Mme Aicha Ech-Chenna à l’honneur à l’ENCG de Settat

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Par Mostafa Nazih

Entourée des étudiants de l’Ecole, initiateurs de cette cérémonie d’hommage, Aicha Ech-Chenna s’est félicitée de l’initiative. Et pour cause : de telles rencontres avec les jeunes des universités, qui auront des responsabilités dans les secteurs privé et public, devait-elle préciser dès le début de la rencontre, auront  » à porter le flambeau de l’action sociale « . C’est eux la relève, dit-elle.

Figure de proue de l’action associative et de la société civile au Maroc, Aicha Ech-Chenna a été récompensée pour cette action en novembre 2009 à Minneapolis (Etats-Unis) du « Prix Opus », un prix d’un million de dollars.

Et c’est par cette distinction à l’International, qu’est l’Opus Prize, sorte de prix Nobel de l’humanitaire qui couronne les œuvres sociales, les plus marquantes dans le monde, que les étudiants ont ouvert le bal du débat avec Mme Ech-Chenna qui, avec son franc-parler habituel, a informé avec tant de détails sur l’utilisation des dons que reçoit l’association Solidarité féminine.

Précisant que son association, au service des femmes célibataires, avait commencé, lors de sa fondation en 1985, par « un petit capital de 1000 DH « , Mme Ech-Chenna s’est réjouie qu’à présent l’association  » se porte bien « , elle est plus agissante et a gagné le  » pari économique « , pivot de l’action sociale, en investissant dans des projets socio-économiques confiés à ces femmes célibataires.

Lors de cette rencontre riche, à laquelle ont pris également part, l’avocate, assistante juridique de l’association, Mme Naima Ame, et le Pr. Raja Aghzadi, présidente de l’association  » Cœur de Femme « , l’itinéraire d’Aicha Ech-Chenna s’est invité dans le débat.

C’est ainsi que les étudiants, en particulier, ont interpellé leur hôte sur son parcours, à commencer par son enfance entre Casablanca et Marrakech, en passant par ses débuts dans le bénévolat en adhérant à l’éducation sanitaire au sein de la Ligue de Protection de l’Enfance et ses activités au sein de la Ligue de Lutte contre la Tuberculose.

Ils ont aussi évoqué ses actions en faveur du planning familial et son adhésion à l’Union nationale des Femmes marocaines à Casablanca, avant de créer l’association Solidarité féminine dont la vocation est d’aider les mères célibataires à se prendre en charge par leur propre effort.

Grâce au travail social inlassable en faveur des femmes célibataires, son association devait recevoir, en 1995 à Paris, le prix des Droits de l’Homme de la République française.

Aïcha Ech-Channa est née en 1941 dans la médina de Casablanca. Elle a passé son enfance à Marrakech pour revenir à Casablanca en 1953 où elle devait poursuivre ses études à l’Ecole française Foch et au Lycée Joffre, avant de rejoindre, en 1960, l’Ecole d’Etat d’Infirmière où elle obtient un diplôme d’Etat.

Quand Aïcha Ech-Channa évoque des « Histoires de Femmes », toujours avec le même franc-parler, tirées de son livre « Miseria » (1996, 208 p) ou partagées avec des femmes qu’elle a côtoyées durant plus de 30 ans, c’est toujours un moment émouvant. Lors de cette rencontre avec étudiantes et étudiants de l’ENCG, c’était le cas.

Avant de leur livrer conseils, elle devait souligner que, durant son enfance et son adolescence, elle a eu « la chance » de bénéficier de la solidarité et c’est cet élan de solidarité qui l’a incité, par la suite, raconte-t-elle, à s’investir dans le domaine social.

S’adressant aux jeunes notamment, elle les a incités donc à adhérer aux actions sociales, à agir pour la solidarité sociale et à aider les autres  » surtout sans jugement de valeur « .

 

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