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Si la prochaine élection présidentielle algérienne n’aura lieu que dans deux ans; les esprits s’échauffent déjà ces jours-ci et les adversaires à un cinquième mandat du président Bouteflika se mettent par avance en rangs serrés et sur la ligne de départ contre le projet de son entourage de le présenter; en dépit de son état de santé d’homme impotent qui ne parvient plus à s’exprimer encore moins à se tenir debout ou accueillir ses invités. Sur fond d’appels répétés à l’armée de garder sa neutralité et rester dans ses casernes pour éviter une répétition du scénario des années noires du pays, des initiatives se font jour pour bloquer la route, à ceux qui, dans l’entourage présidentiel, tiennent à le maintenir au pouvoir à tout prix. Dans une sortie très remarquée et largement reprise pr la presse, trois personnalités dont l’ancien chef de la diplomatie Taleb Ibrahimi, un général à la retraite, Benyennes et un avocat de renom Abdennour, ont signé ensemble un communiqué appelant à la création d’un front d’opposition uni contre les préparatifs en cours pour imposer une nouvelle candidature de Bouteflika le moment venu et amender la constitution pour lui interdire un cinquième mandat. Ils imputent au passage ces préparatifs à des affairistes oligarques qui tirent largement profit de cette situation. L’appel ne risque pas de rester sans échos , car plus un jour ne passe sans que le départ de l’actuel président ne se traduise dans les faits aujourd’hui pour convoquer une présidentielle anticipée.

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