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Alors que le projet de la réforme des régimes de retraites a été adopté dans la douleur au parlement cette semaine, les syndicats qui ont cédé du terrain face au gouvernement, n’ont plus que les manifestations à-postériori pour marquer leur refus catégorique de cette réforme et l’obligation de reconnaître leur défaite  qui porte un coup sérieux à l’image de leur puissance d’autrefois.
A peine quelques centaines de manifestations tout au plus dans les avenues de Rabat en ce dimanche de canicule, ont-ils pu réunir pour souligner leur détermination à continuer à batailler contre la réforme des retraites dont la première mesure est le recul de l’age de départ à 63 ans dans les trois prochaines années avec l’espoir incertain de sauver les caisses de retraite de la faillite annoncée par le gouvernement qui entre ainsi dans l’histoire pour avoir brisé un tabou. Reste cet indice important à retenir à l’issue de cette première manifestation post-adoption du texte.
Les slogans scandés ce dimanche ont changé de ton pour non seulement demander le départ du chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, mais également et pour la première fois dénoncer le « Makhzen » en des termes virulents.
Cette nouvelle donne pourrait laisser croire qu’un durcissement de l’attitude des syndicats et leurs troupes n’est pas à exclure cet été avant les élections et jusqu’à leur déroulement en octobre prochain. Une menace récurrente à prendre au sérieux en tout état de cause.

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