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Le ramadan de cette année restera incontestablement celui de la baisse des opérations caritatives lancées en grand nombre à pareille période comme les ruptures de jeûne collectives et les distributions de paniers de denrées au profit des familles et des individus  en situation de précarité.

Une seule raison à cette assèchement des initiatives au sein du tissu associatif après des années de bons résultats, les restrictions apportées par le ministère de l’intérieur dans une circulaire réduisant les autorisations pour mener ces actions en raison de la proximité des élections législatives qui permettraient à des candidats de venir faire campagne avant-terme et de s’assurer le trop-plein de voix sous couvert d’actions à but citoyen et humanitaire allant jusqu’à la distribution d’argent .

Si le ministère de l’intérieur a tout intérêt à agir de la sorte contre de telles pratiques frauduleuses, il est regrettable de généraliser la mesure et réduire à néant le long travail d’associations qui ont travaillé des années durant, à cimenter la société autour des principes de solidarité et de générosité au profit des couches nécessiteuses qui retrouvent de la chaleur humaine et du réconfort durant cette période sensible, à travers ces opérations de distribution de vivres et des repas collectifs organisés généreusement et avec abnégation par des bienfaiteurs, des vrais, et des bénévoles, loin de tout intérêt ou politique.

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