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Rien ne peut expliquer un tel déferlement de violence dans l’espace public à Casablanca qui a fini par terroriser la population. Les exemples sont légions ces derniers jours avec l’affaire de la fille Zineb, violée par des délinquants mineurs dans un bus et plus récemment l’agression d’un homme âgé mis à terre brutalement par un voyou armé d’un sabre qui a vite été retrouvé par la police après la diffusion de la vidéo de l’agression sur les réseaux sociaux. Des réseaux sociaux qui, il faut le reconnaître, jouent de plus en plus un rôle déterminant dans l’identification et l’arrestation rapide des agresseurs. Les deux cas ne sont que la partie visible de l’iceberg et d’un phénomène qui a connu des pics à l’approche d’Aid El Fitr.

De manière générale, l’insécurité a repris des parts importantes dans les discussions privées et il est très fréquent de voir les femmes se retourner dans la rue et changer de direction si elles sentent un danger derrière elles, sans parler des agressions de conductrices et conducteurs à bord de leurs véhicules. Il ne s’agit pas de simples cas isolés mais d’une tendance inquiétante dont devra répondre le ministre de l’intérieur, Abdelouafi Laftit, convoqué en urgence au parlement par le groupe parlementaire de la formation du Pam. Entre-temps, des quartiers entiers comme celui de Moulay Rachid sont devenus des zones hors de contrôle avec des gangs qui y sévissent de jour comme de nuit et des records dans les taux de criminalité. Cependant, des quartiers résidentiels étroitement surveillés, grâce aux patrouilles, échappent à cette violence devenue une règle à Casablanca.

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