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Depuis la disparition de son frère Mohammed en 2002, avec qui, il formait la paire à la tête du contre-espionnage marocain, l’un des derniers survivants de l’affaire Ben Barka, l’opposant marocain enlevé à Paris en 1966 dont on a perdu toute trace depuis, avait plongé dans la discrétion et l’anonymat pour échapper à l’actualité à propos de cette affaire mystérieuse qui continuait à le hanter jusqu’à ce dernier jour de sa vie, le vendredi 22 septembre 2017.

Il faisait partie de la liste des 5 responsables sécuritaires marocains qui ne pouvaient quitter le territoire de peur d’être arrêtés à l’étranger en raison de l’entêtement du juge français depuis 2007 à vouloir les interroger et les amener à reconnaître leur culpabilité dans l’enlèvement de Ben Barka. Les deux frères El Âachâchi, étaient des éléments pionniers dans le domaine du contre-espionnage et de la lutte contre la subversion dès les lendemains de l’indépendance et en avaient monté la première structure sous les ordres de hauts gradés comme les généraux Oufkir et Dlimi.

Ayant vécu toute sa vie dans l’ombre, Abdelhak a respecté cette logique jusqu’au bout puisqu’il est mort dans l’anonymat. La presse marocaine n’a pas soufflé mot de cette disparition et c’est un site d’informations saoudien établi à Londres, Elaph, qui a été le premier à sortir l’annonce de la mort du super espion marocain, sans doute le dernier encore en vie à être connu sous son vrai nom.

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