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Un premier soldat marocain décédé en début de semaine dernière en Centrafrique n’a pas été encore terré au Maroc qu’annonce est faite d’un second décès d’un membre des forces de l’ONU installées dans ce pays suite à un accrochage, ce qui pousse à se poser des questions sur cette présence. Cette « Minusca », la Mission Multidimensionnelle des Nations Unies de Stabilisation en Centrafrique s’est soudain vue prise pour cible au cours de combats entre milices rivales dans certaines régions de ce pays vivant une guerre civile et dans lequel les forces onusiennes jouent un rôle tampon. L’attaque qui a coûté la vie au soldat marocain ce samedi s’est produite à un checkpoint tenu par les membres des Forces Armées Royales faisant partie de cette force au moment où cinq autres soldats marocains sont toujours hospitalisés après avoir été blessés dans une précédente attaque au cours de laquelle avaient péri quatre casques bleus cambodgiens. Suite au premier décès du soldat marocain au cours d’une opération de sécurisation pour un convoi dans une région du pays théâtre d’affrontements sanglants entre milices rivales, le secrétaire général de l’ONU avait adressé un message de condoléances au Maroc. La multiplication de ces incidents meurtriers pourrit amené ce dernier à revoir les conditions de déploiement de cette force onusienne prise sous un déluge de feu dans un conflit sans le moindre espoir de solution.

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