Mosquée de New York : Un discours de bon augure

Mosquée de New York : Un discours de bon augure

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Ce faisant, le Président américain, non seulement donne une leçon magistrale en impartialité, mais souscrit au principe démocratique universellement admis d’acquiescer aux exigences des minorités tant qu’elles ne s’inscrivent en faux contre aucune règle juridique ou morale.

Par ricochet, le président américain a signifié sa détermination à ne pas cautionner  un éventuel épanouissement d’une quelconque idéologie ou doctrine à soubassement discriminatoire.
Sans doute qu’avant de prendre une décision aussi engageante, le président Obama a effectué – ou fait faire – la série de démarches qui s’imposent dans pareil cas pour pouvoir évaluer, en son âme et conscience, les tenants et aboutissants d’une aussi délicate question.

Ainsi, sur le plan légal, il s’avère que l’emplacement à quelques encablures du site où se trouvaient le Twin Center, lâchement et complètement rasés, de l’assiette foncière devant recueillir les constructions islamiques, ne prête à aucune controverse ou récusion.

Demande formulée -en bonne et due forme- sur la base de commodités agréées eu égard, entre autres, à l’emplacement choisi, et aval octroyé suite à examen de situation ayant fait l’objet de traitement loyalement respectueux des lois en vigueur.

Difficile, dès lors, pour un président préoccupé par la recherche d’une issue salvatrice à la confrontation entre deux blocs de confession différente mais de même appartenance patriotique, un président qui, de surcroît, cultive le principe d’ouverture à toutes les civilisations et qui a choisi d’intervenir en arbitre, rôle qui lui est dévolu constitutionnellement, de décider autrement qu’en faisant valoir des arguments communément admis comme puisant de valeurs universelles.

Et comme pour appuyer cette décision et, du coup, inciter à l’effort de faire dissiper une grosse méprise, le président américain sort un autre argument de taille, celui de faire la part des choses, en connaissance de cause, et ne pas confondre Islam et terrorisme.

Ces deux moments forts du discours du président Obama ont, à juste titre, conforté l’ensemble du monde musulman. En effet, les réactions chargées d’émotion qui n’ont pas manqué de fuser à très grande échelle témoignent d’une satisfaction incommensurable éloquemment exprimée par les ténors de l’Islam comme par tous les observateurs qui se sont relayé aux micros d’un grand nombre de chaînes audio-visuelles.

Mohammed SEDRATI

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