Moubarak ne cède pas à la pression internationale

Moubarak ne cède pas à la pression internationale

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Le discours télévisé du président égyptien mardi soir, dans lequel il a annoncé son intention de rester au pouvoir jusqu’en septembre, lui a valu mercredi un concert international d’appels à une «transition immédiate». Des appels auxquels il a choisi de rester sourd. «Ce que disent des parties étrangères sur ‘une période de transition commençant immédiatement’ en Egypte est refusé», a déclaré mercredi à la mi-journée le porte-parole du ministère égyptien des Affaires étrangères, estimant que cela «vise à enflammer la situation intérieure en Egypte».

C’est le président américain Barack Obama qui a réagi le premier mardi soir, en indiquant avoir dit à Hosni Moubarak qu’une transition politique pacifique et calme devait débuter «maintenant» en Égypte.

Bien qu’il se soit abstenu d’appeler explicitement le «raïs» à démissionner immédiatement, ses déclarations ont été interprétées comme un «lâchage» en bonne et due forme de cet allié incontournable des Américains dans la région.

La Turquie appelle Moubarak à partir

Dans la foulée, Nicolas Sarkozy a demandé qu’un «processus de transition concret» s’engage «sans tarder» et «sans violence» en Égypte. Toutefois, les autorités françaises se sont efforcées d’insister sur la «vraie différence» qui existe, selon elles, entre les positions exprimées par les chefs d’État français et américain. Interrogé sur un «lâchage» du président égyptien par la France, le porte-parole du gouvernement François Baroin a répondu qu’«on ne peut pas parler en ces termes». Depuis son arrivée à l’Élysée, Nicolas Sarkozy a noué des relations personnelles très fortes avec Hosni Moubarak. Mais, très critiqué pour avoir d’abord soutenu contre la rue le régime déchu de l’ex-président tunisien Ben Ali, Nicolas Sarkozy est désormais contraint de prendre ses distances avec son homologue égyptien.

Mercredi, la diplomate européenne en chef Catherine Ashton a également appelé le président égyptien à agir «le plus vite possible» pour réaliser la «transition» politique demandée par les manifestants. La Commission européenne s’est dite pête de son côté à «renforcer son assistance» à l’Égypte dans une «transition» politique pacifique et «ordonnée». Avant Bruxelles, Berlin avait exprimé son «espoir d’une transition rapide vers une nouvelle ère de démocratie et de pleins droits pour les citoyens en Égypte». Le premier ministre britannique, David Cameron, estime quant à lui que «la transition doit être rapide, crédible, et démarrer maintenant». La Suède et l’Espagne ont fait des déclarations similaires. Seul le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a appelé sans ambages le «raïs» à partir sans délai.

 

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