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Usant d’un ton direct, le ministre marocain du Commerce, de l’Industrie, des Investissements et de l’Economie numérique, a épinglé « ceux qui veulent fermer leurs frontières économiques », soulignant que ces pays « vivent déjà un déclin économique. »

Selon le ministre, « Il est plus judicieux de positionner son économie pour conserver, voir améliorer sa compétitivité que de s’évertuer à vivre dans la nostalgie d’un monde cloisonné, qui n’existe plus ». « Comme chacun sait, ceux qui veulent fermer leurs frontières économiques vivent déjà un déclin économique », a-t-il déclaré dans une interview à Paris Match, en marge du sommet des entrepreneurs sino-africains.

Il n’en a pas fallu plus pour qu’Alger pense que le ministre marocain la vise directement. S’il faisait allusion à l’Algérie, Moulay Hafid Elalamy s’est pourtant contenté de rappeler un fait : la fermeture des frontières entre le Maroc et l’Algérie et la non intégration maghrébine coûtent à chaque pays de la région, 2% de son taux de croissance annuel. L’existence d’une union maghrébine ferait en revanche gagner aux cinq pays l’équivalent de 5% de leurs PIB cumulés.

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