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Robert Mugabe, le président du Zimbabwe se trouve entre les mains de l’armée, enfermée dans une résidence, sous bonne garde, le temps de trouver une solution définitive et nettoyer les sphères du pouvoir de proches du président que le responsable du putsch accuse de tous les maux qui ont poussé le Zimbabwe au désastre.
Le président de 91 ans est quasiment assuré de ne plus retrouver ses fonctions et c’est tant mieux pour son pays qu’il a dirigé d’une main de fer, pendant des décennies, au profit de se proches. Considéré comme l’un des derniers dictateurs du continent africain , Robert Mugabe, un marxiste pur jus, issu de la lutte contre la colonisation du temps où son pays s’appelait la Rhodésie, était arrivé au pouvoir au lendemain de l’indépendance au début des années 80, pour ne plus le quitter jusqu’à sa déposition en début de semaine par l’armée.
L’homme qui a commandé sans partage a fait de la politique étrangère du Zimbabwe et sous le couvert de progressisme, une base-arrière du  soutien inconditionnel au Polisario et aux thèses séparatistes. Aligné sur les ambitions africaines de l’Algérie et celle de l’Afrique du Sud, son allié de poids, il a été de tous les combats et manœuvres contre le Maroc et sa souveraineté sur le Sahara. Une fois Mugabe parti, le Zimbabwé devrait changer de camp au niveau diplomatique et rejoindre celui des pays proches du Maroc. Une grosse perte, incalculable, pour la diplomatie algérienne.

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