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Il ne se passe plus un jour , sans qu’une voix reconnue et influente ne s’élève au sein de la classe politique algérienne pour réclamer le départ du président malade Abdelaziz Bouteflika, avant qu’il ne soit trop tard, s’il ne l’est pas déjà.

Les mises en garde se succèdent à un rythme effréné de voir le pays aller à sa perte avec le maintien en fonction artificiel d’un président aux abonnés absents. La dernière sortie en date et qui fait couler beaucoup d’encre par sa franchise, est celle de l’ancien ministre et intellectuel respecté, candidat malheureux à la présidence de l’Algérie, Noureddine Boukrouh, qui est sorti de sa réserve, car le chaos frappe aux portes de son pays et l’instauration d’une dictature militaire n’est pas lointaine, prévient-il puisqu’un loup rôde dans la bergerie, car il s’agit du vice-ministre de la défense, le général Gaid Salah qu’il nomme ouvertement. Dans un style imagé qui lui est propre, l’homme politique affirme que l’état algérien n’est plus gérant ou garant des intérêts de la nation, mais « Errant ». Il finira par ajouter que devant tous les dangers qui menacent son pays, seul le coup d’état reste le seul moyen d’action en pareil cas et ce serait le pire des scénarios pour une population qui n’en finit pas d’essuyer ses larmes et panser ses blessures béantes.

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