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In this photo taken Thursday, Sept. 12, 2013, Moroccan Justice Minister Mustapha Ramid unveils a government plan to reform the country's justice system during a news conference in Rabat, Morocco. The judicial system has been a major sore point for Moroccans because of executive interference in political cases, bribing of judges, enormous backlogs and arbitrary verdicts. (AP Photo/Paul Schemm)

Dans l’une de ses dernières sorties dont il a le secret, le ministre d’état chargé des droits de l’homme et membre influent du parti du PJD qui dirige le gouvernement, n’est pas passé par quatre chemins pour annoncer qu’il est candidat à la succession d’Abdelilah Benkirane à la tête de la formation du PJD, Benkirane dont le sort sera définitivement scellé lors de la tenue du congrès du PJD annoncé pour le 9 décembre prochain. Auquel cas, a fièrement annoncé le ministre, il quitterait le gouvernement pour s’occuper exclusivement des affaires de son parti. Une vraie déclaration de guerre lancée au visage d’Abdelilah Benkirane, qui comptait mener une ultime offensive pour rester aux commandes et qui jettera désormais l’éponge avant l’heure avec cette annonce de son ancien ministre à la justice, Mustapha Ramid, bien placé pour obtenir le sacre. En tant que ministre d’état aux droits de l’homme, un poste taillé sur mesure et pour répondre à des calculs politiques,son départ ne mettra pas en péril les équilibres au sein du gouvernement et ne poussera pas le chef du gouvernement, El Othmani, pour lui retrouver un remplaçant pour poursuivre un mandat dans lequel il n’aura pas brillé. Le vrai enjeu de l’annonce de la candidature de Ramis à la tête du PJD résidera donc dans la réaction d’un Benkirane privé d’un troisième mandat, sur lequel il avait beaucoup misé pour continuer à jouer le premier rôle sur la scène politique.

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