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Abdelilah Benkirane n’aura pas eu du mal à convaincre son allié, devenu encombrant, le leader du PPS, de ne pas se proposer comme futur membre du prochain gouvernement, auquel participera sa formation avec deux portefeuilles.

Une portion généreuse en comparaison avec les 12 sièges de député à la première chambre, obtenus récemment aux législatives.  Et c’est la lettre du communiqué royal dans laquelle Benabdellah a été sérieusement sermonné pour son offensive contre le conseiller royal El Himma qui a sonné le glas de sa carrière ministérielle, lui qui pensait rempiler pour un deuxième mandat avec le PJD et négocier une participation importante de son parti dans le gouvernement en cours de constitution.

La lettre du cabinet royal et les résultats négatifs aux élections en auront décidé autrement car si Benkirane n’a pas beaucoup insisté pour conseiller à son allié de ne pas briguer un poste, c’est qu’il savait que le palais y mettrait son véto et qu’il aurait été inutile d’entrer en conflit avec le palais une nouvelle fois, d’autant plus que Benkirane est lui-même toujours sur la sellette pour avoir participé et initié la croisade contre le « Tahakoum » contre le conseiller royal El Himma.

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