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Le numéro 1 du PPS, le Parti du Progrès et du Socialisme, membre de la coalition gouvernementale, il faut le rappeler, a sorti son joker ce week-end au cours d’une réunion extraordinaire du congrès national de sa formation, en faisant adopter une motion visant à créer une structure exécutive intermédiaire à la tête du parti qui viendra suppléer aux décisions du comité central, l’instance la plus haute, mais qui souffre de son handicap originel, celui du nombre excessif de ses membres.
BenAbdellah, qui espère rester leader pour de nombreuses années encore après avoir éliminé tous les concurrents potentiels et qui ambitionne de rester dans le prochain gouvernement sans le cacher, dispose avec la nouvelle structure crée du comité national, une force d’appoint pour mener à terme ses réformes destinées à repositionner le parti et lui donner une plus grande marge de manœuvre face à une opposition interne attachée aux valeurs socialistes pures et dures.
Parallèlement et dans la perspective des élections législatives d’octobre 2017, le chef du PPS , qui ne compte pas sur une percée spectaculaire lors de ce scrutin, multiplie les sorties médiatiques pour se donner une place au milieu de l’échiquier, une position qui lui permettra de monnayer fort son entrée dans le prochain gouvernement avec ou sans les islamistes du PJD et son futur chef du gouvernement auto-proclamé, Abdelilah Benkirane
Par Jalil Nouri

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