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Le secrétaire général controversé de la formation du PPS, le Parti du Progrès et du Socialisme, qui de communiste s’est transformé en ardent défenseur des islamistes au point de devenir leur allié conditionnel au gouvernement, vient de tout perdre d’un seul coup y compris la possibilité de rester à la tête de cette formation.
L’homme a tiré ses dernières cartouches et il ne serait pas étonnant qu’il présente sa démission la semaine prochaine pour quitter définitivement la scène politique après s’être tiré d’affaire à plusieurs reprises. Pour celà , il faut se rappeler que BenAbdellah a connu la plus courte expérience d’un diplomate en quittant , contre sa volonté, son poste d’ambassadeur à Rome suite à un différend mémorable entre son épouse et celle de son supérieur hiérarchique de l’époque, le ministre des affaires étrangères, Taieb Fassi Fihiri. Un épisode inédit dans l’histoire de la diplomatie marocaine.
Décidément destiné à ce genre de premières, il sera le premier chef de parti à faire l’objet d’un communiqué du cabinet royal, dégradant pour son statut de membre de gouvernement dans lequel il lui était reproché de participer et même mener une campagne contre le conseiller royal Fouad Ali El Himma, un communiqué qui fera date et un épisode de sa carrière dont il parviendra à se relever, pourtant, sans casse.
Ce ne sera pas le cas de son limogeage qui résonne comme la fin de sa carrière politique et celle des illusions de sa formation, le PPS qu’il a condamné définitivement à jouer les seconds rôles.
Par Jalil Nouri

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