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Alors que son film « Much Loved » à fort contenu pornographique et interdit au Maroc démarre une carrière prometteuse en France notamment, le réalisateur, à la surprise générale, s’est vu épargner ainsi qu’à sa société de production « Ali N’  » toute une série de sanctions qui normalement, auraient dû être prises à son égard après sa grave sortie de piste et le scandale à l’échelon nationale qui s’en est suivi. C’est comme si cette affaire avait été délibérément enterrée et déclarée close.

Ainsi, la plainte déposée contre lui par une association de la société civile tarde à être examinée au tribunal de Marrakech.
Le CCM, le Centre Cinématographique Marocain à l’origine de cette interdiction n’a pas estimé logique de lui retirer sa carte de réalisateur et barrer sa société de la liste des maisons de production autorisés à tourner alors qu’une affaire l’oppose à cet organisme après qu’il ait bénéficié d’aides financières de sa part sans qu’il ait assuré et fourni la contrepartie. Idem pour la première chaîne de télévision publique qui lui a permis de remporter le plus grand lots de marchés de prestataire de son histoire sans qu’un audit des productions réalisées et du respect des cahiers de charges n’ait été entrepris alors que flottent des soupçons de favoritisme au-dessus des rapports entretenus par le réalisateur aussi bien avec cette chaîne que la seconde du pôle public « 2M », avec qui il a bénéficié également de la part du lion.

Dès lors, l’on peut légitimement se poser la question de savoir qui protège le réalisateur gâté qui traîne son pays dans la boue à l’étranger, ou bien est-ce le nom qu’il porte, celui de son bienheureux père qui a profité avant lui des grandes largesses de l’état sous prétexte qu’il a fait travailler gratuitement sa société de communication au profit de campagnes d’intérêt public .

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