Naufrage au large de Java d’un bateau de 250 immigrants vers l’Australie

Naufrage au large de Java d’un bateau de 250 immigrants vers l’Australie

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Cette nouvelle tragédie –un an après le chavirage d’un autre bateau d’immigrants en partance pour l’Australie– a suscité une vague d’indignation chez les associations australiennes d’aide aux réfugiés, qui contestent la politique d’immigration de leur pays.
Dimanche matin, au lendemain du naufrage, les secours avaient récupéré 33 passagers –30 hommes, une femme et deux enfants– malgré de forts courants et des vagues hautes de cinq mètres, a indiqué à l’AFP Kelik Purwanto, un membre des opérations de sauvetage dans le district de Trenggalek.
« Les survivants s’accrochaient à six gilets de sauvetage et ils sont restés dans l’eau au moins cinq heures jusqu’à ce qu’un bateau de pêche les repère et les secoure », a déclaré Kelik Purwanto.
Le bateau a fait naufrage à 40 milles nautiques du rivage, près de Prigi Beach (côte sud).
Les survivants ont raconté qu’ils venaient, comme les autres passagers disparus, d’Iran et d’Afghanistan. Ils avaient versé à des passeurs entre 2.500 et 5.000 dollars US (1.900 et 3.800 euros) pour leur voyage vers l’Australie, selon Kelik Purwanto.
« Ils ont dit avoir pris l’avion de Dubai à Jakarta, puis un bus vers un endroit non spécifié à Java, d’où ils ont embarqué. Ils disent qu’ils allaient vers l’île Christmas », a-t-il ajouté.
Christmas est un petit territoire australien situé dans l’océan Indien à 2.600 km des côtes nord-ouest de l’Australie et 300 km des côtes indonésiennes.
Les naufragés « sont à présent dans l’eau depuis plus de 20 heures. Ils peuvent avoir échoué sur les plages des îles de la zone, nous devons tenter de les retrouver le plus vite possible », a encore déclaré le secouriste.
Selon Yoso Mihardi, porte-parole du gouvernement du district de Trenggalek, « le bateau avait une capacité de 100, mais il était surchargé, avec 250 personnes ».
Cette surcharge, « accompagnée des pluies violentes et les hautes vagues, peut expliquer le naufrage », a-t-il avancé.
En Australie, le ministre des Affaires intérieures Jason Clare a évoqué « une terrible tragédie ». « Les autorités australiennes travaillent avec les indonésiennes » sur cet accident, a-t-il ajouté. « Chaque fois que des gens entreprennent un voyage dangereux et risquent leur vie, je suis très inquiet », a déclaré le ministre.
Mais les associations d’aide aux réfugiés ont qualifié ces paroles d' »hypocrites ».
« Si le gouvernement et l’opposition étaient vraiment inquiets du sort des demandeurs d’asile, ils instaureraient enfin la politique d’accueil humaine dont l’Australie a besoin depuis longtemps », a déclaré Ian Rintoul, coordinateur de la Coalition d’action pour les réfugiés.
En décembre 2010, une cinquantaine d’immigrants irakiens et iraniens avaient péri dans le naufrage de leur embarcation, partie des côtes indonésiennes pour l’île Christmas.
Ce petit territoire abrite le principal centre de rétention d’Australie, où sont placés les demandeurs d’asile arrivant par bateau, pendant l’examen de leur dossier.
Malgré leur faible nombre (6.800 en 2010, bien moins en 2011), les immigrés arrivant en bateau sont devenus un sujet épineux, sucitant des débats houleux au sein de la population et de la classe politique australiennes.
Les arrivants sont en grande majorité des Afghans, Iraniens, Irakiens ou Kurdes.
En août dernier, la plus haute instance juridique du pays avait retoqué un projet du gouvernement, qui voulait transférer vers la Malaisie 800 demandeurs d’asile pendant l’examen de leur dossier, en échange de l’accueil, sur quatre ans, de 4.000 réfugiés en Malaisie, des Birmans pour la plupart.

 

AFP_____________________

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