Naufrage du Costa Concordia: le bilan monte à 13 morts

Naufrage du Costa Concordia: le bilan monte à 13 morts

182
0
PARTAGER

L’exploration en profondeur de la carcasse du Concordia a repris dimanche après une interruption la veille au soir en raison de mouvements du navire qui pouvaient mettre en péril la sécurité des sauveteurs qui utilisent des micro-caméras et des robots.

La liste des personnes manquant à l’appel s’est allongée dimanche quand Franco Gabrielli, commissaire spécial du gouvernement en charge de la catastrophe, a indiqué qu’une Hongroise non enregistrée dans les listes officielles était réclamée par ses proches.
« La famille dit qu’elle se trouvait à bord avec un membre d’équipage et qu’elle a appelé quand elle était sur le bateau. Mais elle n’était pas dans les listes » des personnes embarquées, a-t-il dit, en estimant qu’en conséquence, « il y a encore 21 personnes à rechercher ».

Parmi les personnes manquantes figurent une dizaine d’Allemands, un jeune couple français, deux retraités américains et une fillette italienne.

Plusieurs familles en attente de nouvelles de leurs proches ont participé à une messe dans la petite église du Giglio. « C’est un moment d’espoir, de confiance et de foi », a estimé le père Lorenzo Pasquotti qui, la nuit du drame, a accueilli des centaines de naufragés, leur donnant même des soutanes pour se réchauffer.

Sur les 13 morts causés par la tragédie du Concordia, 8 ont été identifiés (4 Français, un Italien, un Espagnol, un Allemand, un Hongrois).

Selon un porte-parole de la préfecture de Grosseto, l’un des cinq corps non reconnus pourrait être celui d’un membre d’équipage péruvien, « trouvé avec un écusson à son nom ».

Les sauveteurs ont élaboré une carte pour localiser les disparus afin de mieux cibler les recherches, très lentes à cause de la taille gigantesque du navire, un palace flottant de 17 ponts, long comme trois stades de football et haut comme un immeuble de 20 étages.

Entretemps, l’enquête se poursuivait pour déterminer les responsabilités exactes du capitaine du navire, Francesco Schettino, dans l’accident.

Ce dernier a reconnu avoir fait une « bêtise » en passant trop près des côtes et heurté un rocher situé à environ 300 mètres de la côte. Mais il a argué, selon un extrait d’interrogatoire paru dimanche, que c’était une pratique routinière pour faire « de la publicité » à son employeur Costa Crociere.

Ensuite, sa version des faits contredit complètement celle de Costa (groupe américain Carnival), qui s’est dissociée de lui et l’a mis à pied.

M. Schettino, assigné à résidence depuis mardi dernier et mis en cause pour homicides multiples par imprudence, naufrage et abandon de navire, affirme avoir averti la compagnie un quart d’heure après le naufrage.

Il nie en outre avoir abandonné de son plein gré le navire pendant l’évacuation, affirmant être tombé dans une chaloupe.

Les carabiniers ont retrouvé sur la passerelle de commandement un disque dur contenant les enregistrements de caméras de sécurité qui devraient avoir filmé le moment de l’impact avec le rocher.

Les enquêteurs veulent notamment vérifier si le commandant a, comme il l’affirme, effectué « une manoeuvre brillante » juste après la collision pour rapprocher le paquebot de la côte et le faire échouer là où il se trouve, à une trentaine de mètres du rivage, sauvant ainsi « des milliers de vies ».

Costa qui a dit dimanche contribuer activement à l’enquête fait l’objet de multiples plaintes et demandes de dédommagement de passagers.

Environ 400 salariés du groupe ont manifesté dimanche à Gênes, le port où cette compagnie d’armateurs fondée il y a plus de 60 ans, a son siège, derrière des pancartes clamant « l’équipage est bien à bord ». Ils voulaient montrer « leur proximité avec les passagers » et exprimer « leur fierté d’appartenir » à ce groupe.

Autre problème pour les autorités: pomper au plus vite les 2.380 tonnes de mazout enfermées dans les réservoirs du Concordia, pour éviter une marée noire. Des experts devaient rendre leurs conclusions dimanche soir pour dire notamment s’il est possible de poursuivre la récupération des corps tout en vidant les cuves.

Selon M. Gabrielli, il y a déjà pollution marine puisque le navire renferme dans ses entrailles « tout ce qui sert pour une ville de 4.000 habitants » (huiles de vidange, ordinateurs, détergents, solvants, câbles électriques et objets en plastique).

Malgré cela, la catastrophe a provoqué un afflux inhabituel de touristes sur l’île du Giglio, envahie de visiteurs prenant la pose pour la photo devant la carcasse du navire échoué. « Des tas de gens viennent seulement pour la journée avec leurs jeunes enfants, c’est d’un mauvais goût extrême », a déploré Samantha Brizzi, responsable touristique sur l’île.

Après avoir percuté un rocher, le Concordia, qui effectuait une croisière en Méditerranée, a fait naufrage dans la nuit du 13 au 14 janvier avec plus de 4.200 personnes à son bord, dont 3.200 touristes et un millier de membres d’équipage.

AFP_______________

Faites vos achats en quelques clics sur www.economat.ma , le 1er supermarché en ligne à Rabat

 

 

www.actu-maroc.com

actumaroc@yahoo.fr

 

Commentaires