Nicolas Sarkozy met la déchéance de nationalité au coeur de sa politique...

Nicolas Sarkozy met la déchéance de nationalité au coeur de sa politique sécuritaire

214
0
PARTAGER

Cette offensive a lieu alors que M.Sarkozy est mis en cause sur l’efficacité de sa politique de sécurité. Deux semaines après les violences qui ont eu lieu à Grenoble et à Saint-Aignan (Loir-et-Cher), il a franchi une étape supplémentaire dans la politique de répression.

Alors que les violences aux personnes continuent d’augmenter, il dénonce « l’angélisme et la naïveté » et balaie les critiques sur son bilan et sa politique – il a supprimé la police de proximité dès 2002 et réduit les effectifs policiers depuis 2007. « Qui peut croire vraiment que c’est avec quelques subventions supplémentaires aux associations, quelques îlotiers supplémentaires, (…) que l’on pourra apporter des réponses efficaces », s’est-il interrogé.

En prônant la déchéance de nationalité, M. Sarkozy s’attaque à deux principes juridiques considérés comme intangibles depuis la Libération: le droit à la nationalité et le refus de toute distinction entre les Français « de souche » et ceux ayant acquis récemment la nationalité. Actuellement, une ou deux décisions de déchéance sont prises chaque année. Le président de la République veut étendre les peines plancher « à toutes les formes de violences aggravées », citant les agressions commises en bande, sur les personnes vulnérables, ou sur les dépositaires d’une autorité publique. Les peines plancher, qui vont contre l’esprit de l’individualisation des peines, ne concernaient que les récidivistes. Il a annoncé également « une peine de prison incompressible pour les assassins de policiers ou de gendarmes ».

 

 

Commentaires