NOUVELLE CRISE EN VUE POUR LE RNI DE MEZOUAR

NOUVELLE CRISE EN VUE POUR LE RNI DE MEZOUAR

323
0
PARTAGER

Au moment des tractations pour la formation de l’actuel gouvernement, le chef du parti et négociateur, Salaheddine Mezouar , l’actuel chef de la diplomatie, avait obtenu du chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, que le poste de président de la 1ère chambre revienne à son parti. Jusque-là, tout va bien et le RNI, se met aussitôt d’accord sur un nom: celui de Rachid Talbi Alami, ancien ministre et président actuel du groupe parlementaire de son parti. En échange de cette promesse qui n’a rien d’officiel, ce dernier devait renoncer à un portefeuille au sein du gouvernement et attendre que le poste promis soit vacant pour l’occuper. Ce choix et ce deal auraient même reçus l’aval du premier ministre.

Mais c’était sans compter avec l’arrivée d’un invité-surprise dans ce débat à l’approche de la date de nomination ces jours-ci du président de la 1ère chambre en remplacement du titulaire sortant, Karim Ghellab, en fin de mission.

Cette arrivée est celle de Mustapha Mansouri, un habitué de cette fonction, qui a posé sa candidature sur la table de son parti, lui qui en avait disparu des radars après en avoir été le chef avant d’être démis de ses fonctions au cours d’une opération rocambolesque menée par l’actuel patron de cette formation, Mezouar, qui est mis aujourd’hui dans une situation aussi bien inattendue qu’embarrassante.

Car l’invité-surprise de cette élection qui devait passer comme une lettre à la poste, ne reconnait pas le deal passé par le chef de son parti avec le chef du gouvernement il y a trois mois et exige que les instances concernées du parti, se réunissent pour examiner toutes les candidatures qui leur sont soumises, que la course au perchoir est ouverte et qu’il ne sera nullement question de nommer celui qui s’était vu promettre le poste longtemps à l’avance. A défaut de quoi, le prétendant au poste s’engage à mener une guerre sans merci contre ceux qui ne respectent pas la démocratie interne au sein de son parti.

La messe est dite et quand on sait que cette déclaration n’est pas faite de propos en l’air, il faut s’attendre à voir e parti des indépendants entrer une nouvelle fois à entrer dans les prochains jours, dans une période de fortes turbulences qui fera trembler ses murs et ses fondations.

 

Jalil Nouri

Actu-maroc.com____________________

Commentaires