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Le ministre de la santé ne savait probablement pas qu’il jouait gros, y compris son avenir professionnel en engageant une épreuve de force avec le personnel de la santé publique dans ses diverses composantes.
Depuis la rentrée, les grèves se suivent les unes après les autres dans un rythme inquiétant pour les malades avec tantôt les médecins, tantôt les infirmiers ou encore les employés du paramédical qui débrayent à tour de rôle.
Sur fond de langage de sourds concernant les réponses à apporter aux revendications des différentes catégories de personnel affiliées à différents syndicats, le ministre de la santé ne cède rien  se contentant de proposer à chaque fois un nouveau round de négociations n’apportant rien de nouveau, le moment venu. De fait, la notion de service public a été vidé de son contenu au détriment de la santé des citoyens, dont certains sont amenés à en payer le prix fort, puisqu’ils n’ont plus d’autre choix que de s’adresser au secteur privé pour les interventions urgentes, en y mettant le prix fort.
Le ministre qui semble faire de la politique avant de faire de la médecine est déterminé à laisser les médecins et les autres acteurs de la santé publique retourner bredouilles après chaque réunion. Dans cette guerre d’usure, ce n’est pas forcément le ministre, Houssine El Ouardi, qui aura le dernier mot.
Par Jalil Nouri

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