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Le feuilleton des agressions contre les professeurs dans les lycées et les collèges est loin d’être terminé. Telle une épidémie que les établissements scolaires marocains n’avaient jamais vécu par le passé, les cas de violence, à l’intérieur même des établissements continuent d’être rapportés et commentés sur les réseaux sociaux.

Les derniers en date se sont produits dans les villes de Ksat El Kbir et à Casablanca. Dans ce dernier cas, ce sont les parents qui sont à l’origine de violences sur un enseignant qu’ils accusaient d’avoir maltraité et violenté leur enfant devant ses camarades, ce qu’il s’est empressé de nier avant de subir la réponse musclée des parents à l’intérieur du collège où il enseigne.

Cette nouvelle manière de faire, jusque-là inconnue, est venue donner une autre dimension au phénomène qui fait craindre le pire aux enseignants pour leur sécurité et leur intégrité physique. L’on se rappelle que tout récemment, une enseignante avait été frappée au visage, à l’aide d’un objet tranchant, sa sortie de l’établissement et en présence de son mari venu la chercher. Preuve , avec toutes ses agressions, que toutes les limites du supportable ont été atteintes et il est à craindre qu’après montré toute leur exaspération au cours d’une grande manifestation, leurs syndicats n’organisent une grève des cours illimitée, pou donner au ministère de tutelle, tout le temps nécessaire pour se pencher sur une question devenue cruciale qui fait peser des craintes sérieuses sur l’enseignement national.

Par Nabila Kandili

 

Actu-maroc.com

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