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On aurait tout simplement cru, au vu de ce qui s’est passé dans la nuit de samedi à dimanche, que les Lions de l’Atlas avaient remporté la coupe du monde avant l’heure. Une nuit de folie rythmée jusqu’au petit matin par des yous yous, des klaxons interminables, des chants dans toutes les langues et des danses effrénées sur la chaussée.

Comme à l’accoutumée et loin des boulevards également encombrés par la circulation, c’est la corniche de Ain Diab qui a abrité le clou du spectacle dans une pagaille monstre bien que les forces de l’ordre s’y étaient préparées. D’autant plus que l’équipe nationale y avait choisi de résider dans un hôtel vite envahi après le match contre le Gabon par une foule en délire qu’il a été difficile de disperser pour permettre aux Lions de l’Atlas de rejoindre leurs chambres.

Ailleurs, les gérants et personnels des restaurants, discothèques, cabarets et cafés ont été pris de court par cette affluence record sortie de nulle part à la recherche du premier lieu pour fêter la victoire de l’équipe nationale dont elle portait fièrement le maillot.

Ce n’est qu’à l’aube et avec l’arrivée des premiers adeptes du jogging dominical que la corniche a retrouvé son calme, gardant les traces de cette nuit blanche avec sa principale avenue les rues avoisinantes jonchées de cannettes, de bris de glace  et autres détritus. Une telle victoire mémorable devait se fêter, les casablancais ont montré, encore une fois, qu’ils savaient faire la fête.

Par Jalil Nouri

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