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Les habitants de Casablanca dont les domiciles se trouvent aux abords des services d’urgence des hôpitaux ont pensé aux pires catastrophes en assistant aux arrivée inhabituelles d’ambulances chargées de blessés sur fond de sirènes pendant une bonne partie de la soirée de  ce samedi. Ce n’est que plus tard qu’ils ont appris que l’origine en était de graves affrontements entre bandes de supporteurs de la même équipe, celle du Raja, sortie pourtant victorieuse de son match.
Les hostilités avaient débuté bien avant la fin du match, dès la mi-temps pour une question banale et se sont prolongées à l’issue de la partie au dehors de l’enceinte du Complexé Mohammed V, causant des dégâts matériels importants aux commerces et biens des habitants des immeubles voisins qui ont rarement assisté à un tel déferlement de violence devant leurs portes. Malgré une présence policière imposante, les rues se sont transformées en scène de guerre avec des voitures calcinées et des magasins saccagées au milieu des cris et des appels au secours, ce qui n’a pas arrêté les violences.
Le bilan provisoire est l’un des plus lourds jamais enregistré dans un match de football au niveau national avec trois morts et une cinquantaine de blessés dont certains dans un état grave. La fédération a pris les devants en décidant des sanction sévères contre le club, mais rien ne semble arrêter cette spirale insupportable qui a envahi les stades. Seule l’arrêt de la compétition pendant une saison pourra ramener de l’ordre dans les stades et des comportements civilisés.

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