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L’ADN relevé sur trois scellés de l’affaire Omar Raddad ne correspond pas à celui du jardinier marocain. Cependant, l’identité de la personne à qui il appartient n’est toujours pas connue.

Le procureur de Nice Jean-Michel Prêtre a annoncé lundi que des empreintes génétiques récemment retrouvées sur trois scellés ne correspondent pas à celles du jardinier marocain Omar Raddad , condamné en 1991 pour le meurtre de sa patronne, Ghislaine Marchal.

L’ADN relevé ne correspond pas non plus avec celui de possibles suspects désignés par les avocats de Raddad, a fait savoir le procureur, précisant des traces retrouvées sur deux portes et un chevron, révèlent la présence de l’ADN de quatre hommes différents, mélangé à celui de Ghislaine Marchal.

Les empreintes n’ont pas encore été comparées à d’autres personnes de l’entourage de la victime et la comparaison n’a pas été faite avec le fichier national des empreintes génétiques qui répertorie tous les auteurs de crimes et délits en France.

« On va aller au bout du possible » dans cette procédure, a assuré le procureur, notant qu’il est impossible de fixer la date de dépôt de ces prélèvements, conservés sous scellés depuis 1991.

Ghislaine Marchal avait été assassinée en juin 1991 par plusieurs coups de couteau. Des inscriptions ont été retrouvées près du lieu du crime « Omar m’a tuer ». Le jardiner marocain Omar Raddad, qui a toujours clamé son innocence dans cette affaire, avait été condamné à dix-huit ans de réclusion criminelle, avant d’être partiellement gracié par le président Jacques Chirac, qui a réduit sa peine.

Deux ans plus tard, il a bénéficié d’une libération conditionnelle après un comportement irréprochable en prison

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