Oussama Ben Laden, l’icône mondiale du terrorisme a été tué

Oussama Ben Laden, l’icône mondiale du terrorisme a été tué

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La Maison-Blanche a confirmé tard dimanche soir que l’ennemi numéro un des États-Unis était mort. Lors d’une allocution à la nation, le président Obama a affirmé qu’une petite équipe américaine avait mené une opération au Pakistan. Après un échange de tirs, le dirigeant du réseau Al-Qaïda a été tué puis son corps a été capturé. Aucun Américain n’a été tué dans l’attaque.

«Justice a été rendue», a affirmé le président dans son discours d’une dizaine de minutes prononcé vers 23h30. «Durant près de deux décennies, Ben Laden a été le leader et symbole d’Al-Qaïda: une organisation qui a continué de planifier des attaques contre nous et nos alliés. La mort de Ben Laden marque l’accomplissement le plus significatif dans l’effort de notre nation de défaire Al-Qaïda, mais elle n’en marque pas la fin… Nous devons rester vigilants ici et à l’étranger.»

Barack Obama a par ailleurs souligné que cette nouvelle devrait être «accueillie favorablement par tous ceux qui croient en la paix et en la dignité» avant de préciser que les États-Unis «n’étaient pas et ne seraient jamais en guerre contre l’islam».

Les autorités ont longtemps cru que Ben Laden, l’homme le plus recherché au monde, était terré dans une région montagneuse le long de la frontière séparant le Pakistan et l’Afghanistan.

Cette nouvelle-choc survient à quelques mois du dixième anniversaire des attaques sur les tours jumelles du World Trade Center à New York et sur le Pentagone, à Washington. Ces attaques, imputées à l’organisation al-Qaïda d’Oussama Ben Laden, ont tué plus de 3000 personnes.

Cette tragédie a éventuellement mené les États-Unis en guerre en Afghanistan et, ensuite, en Irak, et les services de renseignement américains ont été remodelés afin de contrer toute menace terroriste dans le pays.

La nouvelle n’a pas tardé à faire réagir le peuple américain. Vers 23h00, une foule de centaines de personnes s’est massée à l’avant de la Maison-Blanche pour applaudir et chanter l’hymne national américain.

Biographie

Fils d’une riche famille saoudienne, Oussama ben Laden s’était forgé un destin de financier islamiste et combattant antisoviétique en Afghanistan, avant de se radicaliser pour devenir l’inspirateur d’un jihad mondial antioccidental. Rien ne prédisposait le douzième enfant du magnat du bâtiment Mohammed ben Laden, immigré yéménite devenu richissime, à devenir un révolutionnaire et l’homme le plus recherché du monde, haï par les uns, adulé et respecté par les autres.

Né à Riyad en 1957 (la date exacte n’est pas confirmée), Oussama ben Laden étudie le génie civil et le commerce à la prestigieuse université King Abdul Aziz de Djeddah, au sein de laquelle il se lie dès 1973 à des groupes islamistes. Ses amis de l’époque décrivent un jeune homme pieux, réservé, assidu dans l’étude des textes principaux du wahabisme, forme rigoriste de l’islam sunnite en vigueur dans son pays. Résistance antisoviétique Son parcours semble tout tracé: intégrer le groupe familial et ses multiples filiales. Mais, après l’invasion de l’Afghanistan par les troupes de Moscou en 1979, il répond à l’appel du jihad, extrêmement populaire en Arabie Saoudite et dans tous les pays du Golfe à cette époque.

Avec la bénédiction des autorités saoudiennes, il entreprend d’organiser le soutien logistique aux moudjahidines afghans. Il sillonne la péninsule arabique pour y lever des fonds et s’installe à Peshawar, base arrière au Pakistan de la guérilla antisoviétique, où il rencontre celui qui deviendra son mentor, le palestinien Abdullah Azzam, un des principaux organisateurs de la résistance antisoviétique. Les volontaires, arabes pour la plupart, affluent. Ben Laden les accueille, les encadre, et élabore pour cela une base de données qui se transformera au fil des ans en une organisation, Al Qaïda («la base»).

Il lutte contre les Soviétiques (bien que très rarement les armes à la main) avec l’aide indirecte de la CIA, qui fait transiter ses subsides par l’intermédiaire des services secrets pakistanais. Après la déroute russe, en 1989, il rentre en héros dans son pays, où il multiplie les conférences, dans les mosquées et les écoles, sur les succès du jihad. Après l’attaque du Koweit par l’armé irakienne, il propose au roi Fahd de bouter l’envahisseur hors de la péninsule avec l’aide de sa «légion islamique» d’anciens de l’Afghanistan. Le souverain saoudien refuse: Oussama ben Laden s’estime trahi, estimant que le sol sacré de son pays est souillé par la présence de milliers de soldats américains.

Persona non grata

En 1992, Riyad, inquiet de ses critiques et de son soutien à l’opposition, lui retire son passeport. Il s’installe au Soudan, avec la bénédiction des autorités de Khartoum. Les renseignements américains le soupçonnent de financer des camps d’entraînement terroristes. Sa nationalité saoudienne lui est retirée en 1994, après la publication de «fatwas» dénonçant les États-Unis et la famille royale saoudienne.

En 1996, le Soudan, soumis à des pressions internationales, lui demande de partir. Il refait surface avec hommes, armes et bagages en Afghanistan, d’où il lance de nouveaux appels antiaméricains, de plus en plus radicaux, juste avant la prise du pouvoir à Kaboul par les talibans. Ben Laden y met en place des camps d’entraînement terroristes qui attirent des milliers d’hommes venus du monde musulman et planifie une série d’attaques meurtrières qui l’élèvent au rang d’ennemi public numéro 1 aux États-Unis.

Ses attentats les plus spectaculaires, avant ceux du 11 septembre 2001, ont lieu en août 1998, lorsque des véhicules piégés frappent simultanément les ambassades américaines en Tanzanie et au Kenya (224 morts).

 

 

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