Ouverture de la 41ème réunion annuelle du Forum économique mondial de Davos

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Le président russe Dimitri Medvedev, qui a prononcé le discours inaugural de cette rencontre, a appelé à plus de solidarité dans la lutte contre le terrorisme, deux jours après l’attentat meurtrier perpétré à l’aéroport de Moscou. Le président russe a indiqué qu’aucun pays n’était à l’abri d’un tel drame.

« Il n’y a pas de remède universel, mais une chose est claire: dans un monde interdépendant, la lutte contre ce phénomène dépend de la solidarité entre Etats. Il faut intensifier nos efforts en commun », a déclaré M. Medvedev.

Il a appelé à « éradiquer avant tout les racines sociales du terrorisme que sont la pauvreté et le chômage » et à « tout faire pour que le développement mondial soit sûr et juste ».

Prennent part à la rencontre de Davos 35 chefs d’Etat et de gouvernement, 80 ministres, huit banquiers centraux et 1400 représentants du monde de l’économie. Parmi les hôtes les plus en vue figurent la chancelière allemande Angela Merkel, le président français Nicolas Sarkozy ou encore le premier ministre britannique David Cameron.

Le secrétaire américain au Trésor Timothy Geithner et le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, se trouvent aussi sur la liste des invités. Avec la venue du président du Conseil, Herman Van Rompuy, et de dix commissaires, l’Union européenne (UE) est aussi représentée en force.

Durant cette rencontre, le gotha des affaires et de la politique devra se pencher sur les sujets économiques brûlants du moment tels que la fragilité de la zone euro, les politiques de restrictions budgétaires dans les économies riches, la vulnérabilité des systèmes financiers et les risques de surchauffe dans les pays émergents.

Présentant ce forum, son président fondateur, M. Klaus Schwab, avait expliqué que cette « nouvelle réalité », thème de la rencontre, est caractérisée par un transfert du pouvoir politique et économique d’Ouest en Est et du Nord au Sud, ainsi que par la rapidité des innovations technologiques.

Il a relevé que dans un contexte mondial marqué par la globalisation et les suites de la crise économique, on peut observer aujourd’hui une tendance au « burnout global »: « Un certain nombre d’acteurs ne se comportent plus de manière pro-active mais réactive, comme des pompiers après un incendie ».

Au moment où son président voit « les systèmes décisionnels internationaux dépassés par la complexité de ces changements », le WEF entend cerner les contours et débattre des possibilités de coopération mondiale qu’offre cette nouvelle donne.

Outre ce défi de taille, les perspectives économiques, le processus du G20 ou encore la mise sur pied d’un réseau public-privé de réponse aux risques systémiques, capable d’enrayer une crise avant son apparition, figureront également au menu de cette rencontre.

« Le WEF n’est pas un endroit où se prennent des décisions », a par ailleurs rappelé Klaus Schwab. « Pour décider, il faut une entente préalable. En tant que plateforme de discussion, c’est à ce niveau que nous jouons un rôle », a-t-il dit.

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