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Le festival de cinéma africain de Khouribga a ouvert ses portes samedi pour souffler sa 26ème bougie. Il s’agit du plus ancien événement cinématographique, mais demeure inconnu du grand public. Il est vrai qu’il se déroule dans une quasi discrétion, sans la présence importante des médias qui le snobent, sans grandes vedettes, sans strass ni paillettes et surtout dans une ville qui ne compte qu’un seul hôtel qui n’en finit pas de se délabrer. Sans parler des conditions insuffisantes dans lesquelles se déroulent les projections mais bref, l’événement a le mérite d’exister.
Pour le reste et si ce n’était la ténacité de ses chevilles ouvrières dévouées et l’Office Chérifien des Phosphates qui le porte à bout de bras en l’absence d’une prise en charge conséquente du Centre Cinématographique, il y a bien longtemps que ce festival ne serait plus qu’un lointain souvenir. Pourtant et avec la présence du royaume en Afrique et ses projets pour le continent, l’événement mérite bien de se développer.
Pour cette édition, les organisateurs ont retenu 14 films pour la compétition officielle que départagera un jury présidé par l’écrivain et poète marocain, Abdelatif Lâabi et il y sera beaucoup question de l’identité, le thème central retenu d’un festival organisé dans une ville qui ne compte pas une salle de cinéma digne de ce nom. Ainsi vont la culture et le 7ème art au Maroc avec des idées intéressantes mais sans les moyens pour les valoriser.
Loubna Morouri
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