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De l’aveu même de la chef de la diplomatie suédoise au cours d’une interview accordée à une radio locale de son pays, ce sont les intérêts économiques qui ont poussé son gouvernement à autoriser le Polisario a ouvrir une représentation diplomatique à Stockholm encore moins à reconnaitre le mouvement séparatiste comme représentant des sahraouis.
Ainsi, les autorités suédoises ont sacrifié leurs principes pour la défense des « peuples aux droits bafoués » pour sauver une entreprise et un investissement important au Maroc. Cette « réalpolitik » devrait figurer aux programmes de « Sciences Po ».
Allant plus loin dans ses aveux, la ministre a reconnu que d’autres entreprises suédoises installées dans le royaume risquaient au plus fort de la crise entre les deux pays, de connaître également des difficultés susceptibles de remettre en question leurs investissements.  De plus, elles risquaient par ailleurs, c’est un argument de poids qui a pesé dans la balance, d’être l’objet d’un boycott de la part de pays amis et frères du Maroc comme ceux du Golfe qui auraient fait discrètement passer le message aux autorités suédoises marquant ainsi leur solidarité traditionnelle avec le royaume dans la crise qui l’a opposé à la Suède. Le célèbre magasin Ikea va ouvrir ses portes dans les prochains jours, le Maroc sort gagnant et plus fort de cette crise diplomatique mais la Suède va-t-elle pour autant changer d’avis durablement à l’égard de Rabat?

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