PANIQUE PARMI LES MILLIARDAIRES MAROCAINS

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Les marocains qui détiennent de grandes fortunes au Maroc et à l’étranger vivent actuellement des inquiétudes pour leur avenir. Après avoir vécu pendant des dizaines d’années dans l’insouciance et bénéficié de toutes le protections, ils ont l’impression aujourd’hui que l’état cherche à traquer leurs fortunes où qu’elle se trouvent et par n’importe quel moyen.

La publication par le journal français « Le Monde » dans sa dernière édition d’éléments qui ont fuité des comptes de la banque suisse HSBC sur les personnalités étrangères y ayant déposé une part de leur fortune ne va pas réconforter les richissimes marocains qui craignent de voir les détails de leur richesse dévoilés sur la place publique et dans les médias.

De plus, avec l’éventualité de la fin du fameux secret bancaire suisse, ses inquiétudes ne peuvent qu’aller en s’amplifiant donnant de pus en plus d’insomnies à ceux qui croyaient dormir paisiblement sur leurs matelas financiers à l’étranger.

Les premières secousses ont été ressenties par ces milliardaires, quand le gouvernement avait lancé l’année dernière, une opération inédite d’amnistie pour inciter ceux qui avaient placé leurs fonds à l’étranger à les rapatrier et échapper ainsi aux fourches caudines du fisc. L’opération avait connu un succès relatif avec les 20 milliards d’euros récoltés mais pour combien d’autres laissés obstinément dans des coffres en Suisse et dans d’autres paradis fiscaux en Europe et ailleurs.

Un autre motif de peur terrifiante allait surgir quand au parlement cette fois-ci, certains députés se mirent à s’agiter pour présenter un projet de loi en vue d’instaurer pour la première fois au Maroc, un impôt sur la fortune, une mesure à laquelle le gouvernement dirigé par les islamistes s’est fortement opposé de crainte de voir tous les riches du pays se réfugier à l’étranger. Une fuite de capitaux que rien ne saurait arrêter ni diminuer en raison du climat de méfiance régnant aujourd’hui.

Par Jalil Nouri

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