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Le premier été des ministres en fonction depuis peu ne se passera pas en maillot de bain sur une plage de sable fin dans le sud de l’Espagne ou au Nord du Maroc, mais en costume et derrière leur bureau, devant leurs dossiers et dans la capitale, pour ne la quitter que les week-ends , le regard braqué sur leur portable.

La crise de la contestation dans le Rif sera passée par là et par crainte de passer pour un mauvais élève, il n’y aura pas beaucoup de ministres à s’aventurer à partir en congé et courir le risque d’être taxé de non respect de la solidarité gouvernementale tant invoquée. S’il est une poignée de membres du gouvernement à être directement concernés par les chantiers qui ont pris du retard dans leur réalisation et qui forment une partie des revendications de la population de la région du Rif et qui ont été privés de vacances personnellement par le roi, tous les autres, à de rares exceptions près, ont fait le choix de la disponibilité au cas où une réunion de crise ou un conseil des ministres convoqué à la hâte ne soient décidés depuis que tous, se sentent concernés par des questions urgentes et prioritaires y compris celles qui ne relèvent pas de leurs domaines de compétence. C’est dire que ces dossiers des chantiers du Rif sont devenus une affaire et une priorité nationales. Les ministres, briefés par les états-majors de leurs partis, savent bien que toute erreur ou absence en ce moment, peuvent se payer très cher.

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