PARTAGER

Tout a commencé par une première salve de tirs nourris lancée par le secrétaire général du PPS, le Parti du Progrès et du Socialisme, Nabil Benabdellah, en accusant 70% des nouveaux membres de la chambre des conseillers dans sa nouvelle formule, d’avoir obtenu leurs sièges en achetant les voix des grands électeurs, le scrutin permettant la circulation de l’argent sale. L’accusation, très grave du reste, d’un responsable politique n’est pas à prendre à la légère et ne s’explique pas par le simple fait que son parti n’a obtenu que deux sièges à l’issue de cette élection, car elle trouve confirmation auprès d’un autre leader.
En effet, Driss Lachgar, le premier secrétaire de l’USFP, l’Union Socialiste des Forces Populaires a emboîté le pas au premier en lançant à son tour la même accusation et révéler le même taux de tricherie et de fraude électorale.
Mais le coup de grâce viendra des deux ministres en charge du contrôle des élections, celui de l’intérieur et son collègue de justice qui, alertés les premiers par de présumés tentatives d’achats de voix avant le déroulement du vote, ont mis les téléphones des candidats sur lesquels pesaient de gros soupçons d’achats de voix sur écoute.. Le décryptage des appels a donné les preuves et résultats espérés par les enquêteurs qui poursuivent leurs investigations poussées afin de constituer le plus tôt possible des dossiers à charge qui ne laissent aucun doute sur leur culpabilité et confirmeront les accusations des deux leaders politiques qui ont lancé un vrai pavé dans la mare avec à la clé l’éventualité de la tenue de nouvelles élections.

Commentaires