PARLEMENT : LA COURSE EST OUVERTE, MAIS COMMENT ?

PARLEMENT : LA COURSE EST OUVERTE, MAIS COMMENT ?

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Comme à l’accoutumée et bien qu’un vent de changement souffle sur le pays après l’adoption de la nouvelle constitution qui devrait en principe introduire de nouvelles mœurs et pratiques politiques, il est illusoire de croire que les vieilles et mauvaises habitudes vont disparaître. Encore une fois ce sera à la tête et au poids financier du candidat et l’on finira bien par arriver à la célèbre formule :  » On prend les mêmes et on recommence « . Les vieux réflexes ont la vie dure et loin des recommandations royales de procéder à une ouverture sur de nouvelles élites politiques pour mettre fin à la sclérose actuelle, la physionomie du parlement risque fort de garder les mêmes rides, les partis contribuant par leurs propres procédés à cet état de fait : clientélisme, favoritisme, népotisme, alliances et réseaux, attrait de l’argent, notabilité, parachutages… ce sont ces mêmes tâches noires qui continueront à salir la vie politique et par voie de conséquence le travail au parlement. Certes de nouvelles mesures coercitives ont été prises pour moraliser le tout mais il faut parier que ce ne sera qu’un écran de fumée et les pratiques malsaines continueront à tenir le haut du pavé. Que l’on en juge par ces exemples retenus ici et là : tel parti  a accrédité à Casablanca,  un candidat âgé de 86 ans, dans une circonscription de Rabat ce sont plusieurs fils de dirigeants d’un parti qui se bousculent aux portillons, dans le nord du royaume, plusieurs trafiquants de drogue notoires sont sur les starting-blocks après avoir reçu le feu vert de certaines formations et ce, bien que le ministère de l’intérieur  ait dressé une liste de 164 personnes jugées indésirables sous la coupole.

 

Ce ne sont là que quelques exemples révélateurs de cette foire aux embrouilles et aux marchandages qui vont aller en s’amplifiant au fur et à mesure que les élections approchent. C’est cette culture malsaine que des militants tentent de combattre de l’intérieur sans esprit de changer les choses tellement ses germes sont généralisées à l’exception d’une seule formation politique sur tout l’échiquier qui fait exception par sa gestion et son fonctionnement transparents. Faudra-t-il alors se résigner à assister à la même parodie de jeu démocratique à l’heure où les marocains misent beaucoup sur les effets que devrait induire la nouvelle constitution pour laquelle ils ont voté en masse avec cet espoir fragile de voir les choses changer. C’est maintenant que les medias publiques doivent intervenir pour dénoncer ce qui doit l’être afin d’éviter encore une fois une décrédibilisation de ces élections et la désertion des urnes par les citoyens.    

 

JALIL NOURI POUR ACTU-MAROC.COM __________________________

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