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Partenariat de Deauville: L’éligibilité du Maroc au fonds du G8 tient à la pertinence de ses réformes (Mezouar)

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M. Mezouar, qui s’est félicité de leur engagement à verser plus de 38 milliards de dollars au titre de 2011-2013, pour accompagner les réformes dans la région arabe, dans le cadre du Partenariat de Deauville, s’est montré confiant dans la capacité des projets marocains à drainer le maximum de financement dans le cadre de ce fonds.

« Les 38 milliards de dollars ne sont pas répartis équitablement entre les quatre pays bénéficiaires (Maroc, Egypte, Tunisie et Jordanie), mais en fonction de la capacité de chacun d’eux à proposer des projets convaincants », a-t-il confié à la MAP, à l’issue de cette rencontre.

« Nous avons suffisamment de projets et nous ferons ce qu’il faut pour obtenir le financement nécessaire », a-t-il assuré.

A l’instar des trois autres pays concernés, M. Mezouar a présenté devant ses homologues du G8 (Etats-Unis, Russie, Canada, Japon, France, Grande-Bretagne, Allemagne et Italie) le plan d’action national, salué et soutenu par les participants.

Lors de son intervention, le ministre a appelé les pays membres au Partenariat de Deauville et les Institutions financières internationales et régionales à soutenir financièrement, « de manière réelle et sans donner de faux espoirs », la dynamique interne des réformes politiques, économiques et sociales menée dans la continuité et la stabilité par le Maroc.

Il a, à cet égard, rappelé que le Maroc a adopté une nouvelle Constitution, enregistrant ainsi « une grande avancée démocratique » marquée par la consécration constitutionnelle, fondée sur la séparation, l’équilibre et la collaboration des pouvoirs et confortant « les principes de bonne gouvernance, de la primauté des droits de l’Homme, de la protection des libertés individuelles, et la corrélation entre responsabilité et reddition des comptes ».

Sur le plan économique, M. Mezouar a mis l’accent sur les mutations profondes des dernières années, « résultant d’une dynamique de réformes structurelles qui ont touché les domaines politique, institutionnel et social et qui ont renforcé la diversification des structures de l’économie marocaine, lui permettant d’atteindre un nouveau palier de croissance ».

Il a rappelé que ces réformes structurelles et sectorielles ainsi que la gestion macroéconomique prudente ont permis au Maroc de disposer de « marges de manoeuvre » pour relancer la demande intérieure et favoriser le financement de l’économie dans le contexte de la crise économique et financière mondiale.

Mais ces acquis, selon le ministre, « sont de nouveau mis à l’épreuve aujourd’hui, sous l’effet conjugué de l’impact du contexte politique régional sur les investissements directs étrangers et le tourisme, de la flambée des cours des matières premières, du pétrole en particulier et ses incidences sur les équilibres interne et externe et de l’impact prévisible des perspectives négatives de l’économie mondiale.

Il s’est dit convaincu, en revanche, que les performances réalisées ces dernières années par l’économie marocaine confortent le Maroc dans ses choix de politiques de développement et appellent à l’accélération du rythme de réalisation des infrastructures socio-économiques, de mise en oeuvre des différentes stratégies sectorielles, des grands projets structurants et des programmes de promotion de l’emploi, notamment des jeunes et de mise à niveau des régions les plus défavorisées.

Ainsi, dit-il, pour la mise en oeuvre de sa stratégie de développement, le Maroc compte d’abord sur la mobilisation de ses ressources intérieures.

M. Mezouar a été accompagné lors de cette réunion par le Secrétaire Général de son département, M. Khalid Safir, et la Directrice du Trésor et des finances extérieures, Mme Faouzia Zaaboul.

Après « le succès majeur » du référendum constitutionnel au Maroc, le président français Nicolas Sarkozy avait souhaité que le Royaume « rejoigne le +Partenariat de Deauville+ qui vise à soutenir concrètement les pays arabes engagés dans une transition démocratique ».

A Deauville, les dirigeants du G8, actuellement présidé par la France, s’étaient dits prêts à ouvrir « ce partenariat global et de long terme à tous les pays de la région qui amorcent une transition vers une société libre, démocratique et tolérante ».

Deux conditions sont posées pour être éligible à ce partenariat: « un processus politique destiné à soutenir la transition démocratique et à favoriser les réformes en matière de gouvernance » et un cadre économique « propice à une croissance durable et qui profite à tous ».

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