Participation du Maroc au Forum pharmaceutique international de Dakar

Participation du Maroc au Forum pharmaceutique international de Dakar

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Au cours de cette manifestation, qui connait la participation de centaines de professionnels, les pharmaciens marocains venus nombreux pour prendre part à ces assises scientifiques se sont regroupés au sein d’un pavillon où sont représentés huit grands laboratoires. A l’ouverture du Forum, le pavillon Maroc a été visité par le Premier ministre sénégalais, Souleymane Ndene Ndiaye.

La participation marocaine, supervisée par Maroc-Export, reflète les avancées et performances de l’industrie pharmaceutique nationale et ses ambitions de conquérir le marché de l’Afrique de l’Ouest qui constitue d’ores et déjà une débouchée importante pour les exportations de certains laboratoires.

Lors de cette édition, la participation du Maroc passe à huit laboratoires au lieu de cinq lors de la précédente qui s’était déroulée à Kinshasa, indique Mme Nadia Rhaouti, responsable à Maroc-Export, précisant que l’objectif consiste à faire connaître le savoir-faire national dans ce secteur et à promouvoir les produits marocains sur des marchés à fort potentiel.

L’industrie pharmaceutique marocaine n’a rien à envier aux industries européennes dans la mesure où elle est conforme aux normes internationales et se trouve classée par l’OMS dans la zone Europe sur le plan qualitatif, a-t-elle relevé, précisant que les laboratoires marocains assurent 70 pc des besoins en médicament et près de 10 pc de sa production est orientée vers des pays européens, arabes, asiatiques et africains.

Cette performance en termes de qualité, de compétence et du respect rigoureux des normes internationales ouvre l’accès à plusieurs marchés à l’industrie marocaine du médicament qui dispose des atouts d’une compétitivité avérée et d’une position stratégique du Royaume à la croisée de deux continents.

Plusieurs laboratoires marocains exportent une part importante de leur production au marché d’Afrique subsaharienne et certains d’entre eux disposent de représentants locaux, tandis qu’un laboratoire est en train de réaliser une importante unité de production à Dakar, a-t-elle expliqué.

A travers une batterie de mesures, l’Etat encourage l’industrie pharmaceutique marocaine à s’implanter dans la zone d’Afrique de l’Ouest compte tenu de son potentiel, souligne Mme Rhaouti, rappelant les caravanes de l’export régulièrement organisées sur les pays de cette région et les programmes de promotion, notamment « la stratégie Pharma-2020″ et « la stratégie Maroc-Export-plus pour l’industrie pharmaceutique ».

Au niveau technique, plusieurs mesures ont été prises pour accélérer les procédures d’autorisation de mise sur le marché, en plus de la prise en charge par l’Etat des frais de « bioéquivalence » pour les produits génériques, une condition pour l’accès à certains marchés, a-t-elle rappelé.

Actuellement, le gouvernement est en train de négocier un partenariat avec le transport aérien pour réduire les frais d’acheminement des médicaments sur les marchés cibles, a-t-elle ajouté, précisant que certains laboratoires s’attellent actuellement à développer une logistique de transport routier pour s’assurer une meilleure performance sur les coûts.

« Le pharmacien africain du 3ème millénaire » est le thème de cette 12ème édition du Forum pharmaceutique international. Cette rencontre constitue une opportunité pour les pharmaciens de laboratoire et d’officine, les grossistes et les partenaires de réfléchir sur les défis de la profession en Afrique face à la concrétisation des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD).

Les participants vont également mener réflexion sur « la problématique de la politique pharmaceutique en Afrique » en plus de thèmes techniques portant sur les démarches qualité et savoir-faire.

Le trafic de faux médicaments, véritable fléau en Afrique, fera également l’objet de concertations entre les professionnels du secteur dans l’objectif de contribuer à une stratégie efficace de lutte contre ce phénomène qui prend de l’ampleur dans plusieurs zones du continent.

La disponibilité et l’accessibilité aux médicaments est également à l’ordre du jour de ce Forum. A l’ouverture de cette rencontre, Fréderic Samba, représentant du président de l’Association africaine des centrales d’achat de médicaments essentiels et génériques (Acame) a estimé que « l’Afrique est le continent qui a le plus fort taux de mortalité au monde à cause des maladies comme le diabète, le paludisme et le sida. Or, tous ces décès pouvaient être évités grâce à la disponibilité des médicaments », a-t-il noté.

Concernant la production du médicament, il a été soulevé lors des débats que le continent ne contribue qu’à hauteur de 3 pc à la production mondiale de médicaments et qu’il est dépendant à hauteur de 95 pc de l’Europe, de l’Asie et d’ailleurs en matière de fourniture en médicaments.

A noter que seuls certains pays d’Afrique du Nord sortent de la mêlée à l’instar du Maroc et de la Tunisie, dont l’industrie pharmaceutique couvre près de 75 pc du besoin local.

 

MAP__________________________

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