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La semaine prochaine, Abidjan accueillera un grand événement annoncé de longue date, le sommet entre l’Union Africaine et l’Union Européenne. Le roi Mohammed VI y est annoncé aux côtés de ses pairs africains et européens mais pas seulement, puisqu’un invité, déclaré indésirable au départ, sera finalement accepté dans la salle, à savoir le Polisario. Une présence contre laquelle le Maroc n’a rien pu faire sauf au risque de faire annuler l’événement et créer une grande division parmi les pays africains, au moment où le royaume intègre prudemment l’Union Africaine. Partie prenante et coorganisatrice, l’Union Européenne a tenu à préciser que la participation des séparatistes sahraouis ne signifiait pas une reconnaissance de la pseudo Rasd, en tant qu’état à part entière. Ainsi, cette question de la participation du Polisario a été réduite à un faux problème qui entérine désormais à l’avenir le principe de cette présence forcée dans tous les forums et assemblées organisées par l’Union Africaine.

L’Europe a choisi, elle, de botter en touche en affirmant que c’était à l’Afrique de régler cette question, puisque le sommet se déroule sur le sol africain. Il semblerait que toutes les mesures sont prises côté ivoirien, pour éviter tout incident diplomatique, d’autant plus que le souverain est appelé à prolonger son séjour d’au moins deux jours dans le cadre d’une visite de travail et d’amitié en Côte d’Ivoire.

 

Par Jalil Nouri

 

Actu-maroc.com

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