Parution de « Mémoires: un journaliste et trois rois » de Mustapha Alaoui

Parution de « Mémoires: un journaliste et trois rois » de Mustapha Alaoui

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Dans cet ouvrage (320 pages, format moyen), Mustapha Alaoui revient sur ses relations avec des personnalités ayant marqué de leur sceau l’histoire contemporaine du Maroc et y livre, sur des faits précis, moult impressions et réminiscences sous forme de restitution de détails et épreuves douloureux ayant marqué la vie de l’auteur ou influé sur le cours d’un pays sorti, il y a six décennies, d’une colonisation directe.

Ces mémoires ont réservé une bonne partie au parcours médiatique de l’auteur, notamment à ses couvertures de tant de conférences organisées par feu SM Mohammed V et feu SM Hassan II, ses faits d’armes médiatiques lors de la guerre du Vietnam ou son arrestation par des officiers israéliens durant l’invasion du Liban, en 1982.

L’ouvrage revient aussi sur la personnalité de SM le Roi Mohammed VI où l’auteur décrit le Souverain comme « un homme bon et aux bonnes intentions », rappelant que SM le Roi est intervenu, à plus d’une reprise, pour le faire sortir de prison avec une grâce royale.

Il a également indiqué que SM le Roi lui a sauvé la vie d’une maladie grave appelée « la mort des nerfs », en prenant en charge les frais de son hospitalisation en Espagne.

Dans la même veine, M. Alaoui a loué les relations cordiales qui unissaient les journalistes et feu SM Mohammed V, qui avait l’habitude de les rencontrer, quotidiennement, à 17H00 au palais royal.

Le livre revient avec force de détails sur l’enfance d’un des journalistes marocains les plus distingués et comment il s’est déplacé de Fès vers Salé où il devait poursuivre ses études aux côtés d’éminentes personnalités qui allaient frapper par la suite de leur sceau l’histoire du pays.

Mustapha Alaoui raconte comment il a entamé sa vie active en tant qu’employé dans un bureau d’ordre avant qu’un responsable du ministère de l’Education nationale, sentant ses penchants, ne l’incite à se rendre en France pour une formation académique dans le domaine du journalisme et se jeter, à son corps défendant à son retour au bercail, dans le métier des ennuis avec le lancement du journal « Al Mouchahid ».

Cette première expérience étant arrivée à son terme, Alaoui allait présider aux destinées d’autres publications, dont « Al Fajr », « Akhbar addounia » entre autres.

Dans ce livre, Mustapha Alaoui dresse un vibrant plaidoyer pour les journalistes intègres qui perçoivent la profession comme étant « investie d’une mission », mais aussi un cinglant réquisitoire contre les journalistes corrompus.

Ce livre comporte également une série d’importants et rares documents, dont certains remontent à plus d’un demi-siècle, ainsi que des photos de l’auteur avec d’autres personnalités, et de ses lettres et interviews.

Dans sa préface de l’ouvrage, le journaliste Younes Meskine soutient que les mémoires de Mustapha Alaoui étaient dans un stade de fermentation et ne demandaient qu’un déclic pour les faire sortir et les exposer devant un lectorat toujours avide de savoir ce qu’il a dit ou fait ou ce qu’il a été incapable de faire.

Ce faisant, Mustapha Alaoui aura jeté une lumière crue sur le tabou dont certaines personnalités, qui décident dans le destin du pays de par les postes de responsabilités qu’elles assument, voudraient affubler leurs archives personnelles, au moment où elles rechignent à publier des témoignages sur leurs parcours.

 

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