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L’actuel dialogue social remis sur les rails après maintes difficultés et plusieurs mois de gel peine à déboucher sur des concessions de la part du gouvernement pour apaiser le climat social et maintenir le dialogue entre syndicats et exécutif.
Droit dans ses bottes et ne craignant guère un nouveau blocage à l’approche de la célébration du premier mai, le chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, vient de clamer haut et fort son refus catégorique d’accorder toute valorisation des salaires et augmentation du smig, principales revendications des syndicats qui n’ont pas fini de proférer leurs menaces. Du coup, ces derniers se sont rebiffés en réalisant que le seul objectif que cherche le chef du gouvernement avec la reprise de ce dialogue social, c’est d’obtenir leur aval pour la réforme des retraites sur laquelle ils se sont déjà prononcés par la négative. Autant dire que ces pourparlers très sensibles peuvent capoter à n’importe quel moment lors des prochaines heures et remettre tous les compteurs à zéro malgré l’optimisme affiché par toutes les parties à l’ouverture de ce round. Une situation d’autant plus inquiétante qu’aucune soupape n’a été mise en réserve en cas d’échec par l’absence d’un médiateur désigné et accepté par les syndicats car le risque est grand d’assister à une rupture définitive des contacts jusqu’à la fin de l’actuel mandat du gouvernement.
Par Jalil Nouri

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