PARTAGER

Les consommateurs marocains, toutes catégories sociales confondues, sont devenus coutumiers du fait: la hausse des prix est bien partie pour s’installer dans la durée et plomber leurs portefeuilles avec ou sans le ramadan à la veille duquel les prix s’étaient envolés littéralement, sans revenir à la raison après la fête de « Aid El Fitr ». Au point d’entendre dans toutes les discussions la question lancinante de savoir si l’économie du pays n’est pas entrée dans une dangereuse spirale de l’inflation.

Faute d’un contrôle rigoureux et permanent et face à une passivité remarquée des autorités pendant le ramadan pour lutter contre la spéculation, les grossistes  et revendeurs se sont sentis encouragés à pratiquer les prix qu’ils entendent sans crainte de sanctions, ce qui a eu pour effet de créer un suivisme dans les marchés avec le règne de l’anarchie.

Résultats des courses, légumes, fruits, poulet et poissons atteignent toujours les sommets sans enregistrer de baisse alors que d’autres produits comme les œufs dont le prix a été augmenté de 50 centimes, risquent de continuer sur leur lancée.

A ce rythme, les consommateurs anticipent et craignent d’être obligés un jour proche, de disposer d’une fortune pour remplir leur modeste panier.

Commentaires