Pérou: neuf mineurs piégés depuis trois jours, des éboulements freinent les secours

Pérou: neuf mineurs piégés depuis trois jours, des éboulements freinent les secours

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Les neuf hommes, indemmes, ensemble, à 250 mètres à l’intérieur d’une galerie, sont alimentés en oxygène, en eau, en nourritures liquides, et des médicaments ont pu être passés par un tube métallique, avec lequel ils communiquent avec les secouristes, a indiqué à l’AFP la Défense civile.

 

Les mineurs sont prisonniers depuis un éboulement jeudi dans la petite mine informelle dite « Cabeza de Negro », près d’Ica, à 325 km de Lima. Après les vains efforts de leurs compagnons pour les dégager, l’alerte n’a été donnée que vendredi, et les secouristes se relaient depuis.
« Les éboulements constants retardent sans cesse le sauvetage », a expliqué samedi soir à l’AFP le secrétaire régional de la Défense civile, Erin Gomez, admettant que les espoirs initiaux de les sortir dans la nuit de samedi s’étaient évanouis.
« Dieu fasse que nous les sortions demain (dimanche) », a-t-il déclaré.

Les secouristes ont renoncé à acheminer un engin excavateur jusqu’à la mine, reculée et d’accès accidenté, à flanc d’une montagne pelée de pierres et de sable, typique du paysage désertique de l’arrière-pays d’Ica.

Les sauveteurs sont donc résolus à avancer en manuel, dans une situation frustante car les mineurs étaient à deux mètres à peine à travers un éboulis de roches ou le déblaiement entraine des chutes de pierre.
« Pour cette raison nous travaillons a présent sur une autre galerie, retirant du deblai, pour voir s’il serait possible d’accéder par là », a déclaré sur la radio RPP le colonel Jorge Saavedra, chef de la police territoriale d’Ica, associée aux secours.

Après les compagnons des mineurs par leurs propres moyens jeudi, après les pompiers et secouristes vendredi, des spécialistes du sauvetage minier sont arrivés sur les lieux dimanche ainsi que des experts du groupe minier privé péruvien Milpo.
Les autorités ont exclu pour l’instant l’appel a une aide étrangère, comme cela avait été le cas au Chili voisin en octobre 2010, pour la gigantesque opération de secours de 33 mineurs.
« Les 33″, dont le calvaire puis le sauvetage avaient capté l’attention du monde entier, étaient restés prisonniers 69 jours à plus de 600 mètres sous terre, record absolu, même s’ils avaient pu être alimentés depuis la surface à partir du 18e jour.

Le ministre péruvien des Mines Jorge Merino était attendu dimanche sur site à la mine Cabeza de Negro, où un campement, initialement celui des mineurs, s’est amplifié, et où s’affairaient près de 80 personnes, entre secouristes, police, journalistes et parents des mineurs.

Le directeur régional de la Défense civile, Oscar Chenate, a appelé à sévir durement contre les mines artisanales plus ou moins légales, et hors normes de sécurité, foyer d’accidents par excellence.
« Dans notre région, nous avons plein de sites où se pratique ce type d’activité minière (illégale). On s’efforce de prendre des mesures pour y remédier, et sévir durement de manière que ce type d’incidents ne se repoduise pas, car ce n’est pas la première fois », a-t-il dit.

Au Pérou, puissance minière latino-américaine et un des premiers producteurs mondiaux d’argent, de cuivre, et d’or, l’activité minière illégale est florissante, et risquée.

Selon des chiffres officiels, 52 personnes ont péri en 2011 dans des accidents miniers, qui font en moyenne une soixantaine de victimes par an.

AFP________

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