Physionomie de la presse d’aujourd’hui lundi 5 mai 2014

Physionomie de la presse d’aujourd’hui lundi 5 mai 2014

362
0
PARTAGER

 

Au niveau africain, le ministre sénégalais a souligné que son pays « œuvre au sein de l’UA, en défendant la cause du Maroc et ce, chaque fois que ce dossier est soulevé ». « Je veux saisir cette occasion pour dire une chose claire et précise. Le dossier du Sahara est entre les mains de l’ONU. L’Union Africaine n’a pas à se mêler de cette question », a précisé le ministre.

Au sein de l’ONU, a-t-il rappelé, le Sénégal agit également au sein de la 4ème Commission. « Nous voulons que les envoyés spéciaux de l’ONU respectent la position du Maroc. Le Sahara n’est pas une question de décolonisation. C’est tout simplement une question d’exercice plein et entier d’un Etat de sa souveraineté sur une partie de son territoire », a expliqué le ministre sénégalais.

Au sujet du partenariat en Afrique entre le Maroc et le Sénégal, M. Mankeur Ndiaye n’a pas hésité à le qualifier de « coopération stratégique exemplaire ».

De son côté, l’universitaire français Christophe Boutin a, dans un article publié dans le numéro de mai du bulletin mensuel de l’Observatoire d’études géopolitiques de Paris, souligné qu’en adoptant mardi dernier à l’unanimité de ses membres la résolution 2125 prorogeant d’une année le mandat de la Minurso sans y inclure le mécanisme de surveillance des droits de l’Homme, le Conseil de sécurité a « refusé l’aventure vers laquelle conduisaient les manœuvres des activistes » pro-polisario, relevant que cette prorogation vient d’être décidée pour un an, avec rigoureusement le même mandat par un conseil de sécurité qui « a entendu la ferme mise en garde du Roi du Maroc invitant à préserver les paramètres de la négociation tels qu’ils ont été définis par le Conseil de Sécurité » et à éviter les « approches partiales », et les « options périlleuses » qui seraient fatales pour le processus en cours. Faisant état des desseins de certaines parties, qui espéraient depuis quelques années voir les Nations unies modifier ce mandat par un vote du Conseil de sécurité en y incluant une dimension de protection des droits de l’Homme, l’universitaire français a jugé que cette perspective contredirait la politique clairement définie depuis des années par l’ONU, qui est de s’appuyer sur les initiatives locales de défense des droits de l’Homme, et de favoriser la collaboration entre ces initiatives et les organes et/ou représentants ad hoc de l’institution. Après avoir souligné que les droits de l’Homme relèvent d’une culture qui ne peut pas être imposée de l’extérieur mais doit être développée de l’intérieur, M. Boutin a considéré que les Etats doivent s’approprier cette dimension de leur politique, sans quoi il n’y aura jamais de protection efficace.

Les quotidiens se sont, dans un autre registre, intéressés à la réunion, sous la présidence du Maroc, en la personne du président du Conseil constitutionnel, Mohamed Achargui, de l’Association des Cours Constitutionnelles ayant en Partage l’Usage du Français (ACCPUF) tenue du 27 au 30 avril à Ottawa. Les quotidiens indiquent que M. Achargui a présidé la réunion annuelle du bureau de l’Association consacrée à l’examen de plusieurs questions inhérentes au fonctionnement et à la gestion de l’ACCPUF, ainsi que la 7ème Conférence des Chefs d’institutions de l’Association, qui s’est tenue sous le thème « les relations entre les Cours constitutionnelles et les médias ». Les publications consacrent aussi des articles au 9ème Salon international de l’agriculture au Maroc (SIAM), tenue du 24 avril au 03 mai, notant que la première édition du Grand prix de la presse agricole et rurale, organisé en marge du SIAM, a été remportée par Hassan Tabbai de la (SNRT) et Mohamed Saadouni de l’hebdomadaire Al Ayyam. Dans la catégorie presse audiovisuelle, Hassan Tabbai a remporté le grand prix pour son reportage sur « la valorisation du cactus dans la région des Rhamna », alors que pour la presse écrite et électronique, Hassan Saadouni a décroché le grand prix pour son article « L’arganier et le Safran ouvre la voie de la révolution aux femmes du Sud », précisent les publications.

Le deuxième prix dans les catégories « Presse écrite et électronique » et « Presse audiovisuelle » est revenu respectivement à Malika El Alami du journal l’Economiste pour son article « Fruits et légumes du Souss: pourquoi le Souss perd ses arguments » et Miloud Lakhdar de Radio FM pour son émission sur « les maladies courantes chez les vaches laitières« , lit-on sur les colonnes des journaux.

Citant le Commissaire du SIAM, Jouad Chami, la presse rapporte qu’il s’agit d’une édition « très réussie » qui a connu une grande affluence des visiteurs dont le nombre devrait atteindre environ 850.000.

« Cette édition a été très réussie sur tous les plans. Le nombre de visiteurs devrait atteindre environ 850.000 à la clôture du Salon », a souligné M. Chami lors d’un point de presse peu avant la fermeture des portes du Salon organisé sur le thème « les produits du terroir » et qui a mis à l’honneur l’Union européenne.

Le 1er Forum économique Maroc-Mali, qui sera organisé par la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM) et le Conseil National du Patronat du Mali (CNPM) les 14 et 15 mai à Bamako, la 5-ème édition du Women’s Tribune, tenu vendredi et samedi à Essaouira, la nomination par l’ONG britannique « Women 4 Africa » de la fondatrice de l’association « Giving chances », Mme Fatima Khouchoua, pour le prix 2014 des meilleures actions humanitaires en Afrique, le rapport des dernières statistiques publiées par le centre monétique interbancaire et les performances vendredi de la Bourse de Casablanca figurent également parmi les sujets abordés par la presse.

En sport, la nomination de Badou Zaki nouveau sélectionneur de l’équipe nationale, continuent de faire couler de l’ancre. Les journaux spécifient que Zaki, 55 ans, aura comme premier objectif d’assurer la qualification des Lions de l’Altas pour la finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN Maroc 2015).

Sur le plan international, les journaux reviennent sur la question palestinienne, la situation politique et sécuritaire en Egypte, en Irak et en Syrie, ainsi que le bras de fer qui se poursuit entre l’Occident et la Russie sur la scène ukrainienne.

 

 

Actu-maroc.com

Commentaires