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Pierre Gattaz : « Il faut qu’on se réveille pour retrouver des liens forts et durables avec le Maroc »

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« Il faut qu’on se réveille et qu’on arrive à retrouver des liens forts et durables avec le Maroc », a déclaré mardi le président du patronat français, Pierre Gattaz, à la veille d’un déplacement d’une forte délégation de chefs d’entreprises français au Royaume, prévu les 10 et 11 mars avec comme thème majeur la formation.

Pierre Gattaz (au milieu) et Meriem Bensaleh

Pierre Gattaz (au milieu) et Meriem Bensaleh
«Nous allons conduire une délégation de près de cent personnes au Maroc. Nous irons à Tanger, Casablanca et Rabat. Il y aura une dizaine d’instituts de formation avec nous. Ce que nous souhaitons, c’est construire des relations durables avec nos partenaires de la CGEM (patronat marocain) et avec le Maroc », a-t-il plaidé devant des journalistes.

« Nos deux économies ont des destins liés. En plus nous sommes intéressés et complémentaires pour étendre nos actions vers l’Afrique subsaharienne qui est un élément supplémentaire de la relation France-Maroc », a insisté Pierre Gattaz qui dit « militer pour que la présence française soit source d’une amélioration constante et durable de la croissance marocaine avec « contenu local » pour bâtir des relations durables ».

« La formation des équipes locales est primordiale et est un enjeu clé de notre coopération » , a-t-il ajouté.

Le président du patronat français reconnait toutefois que la position de la France s’est « un peu fragilisée ». « La France est le premier partenaire économique du Maroc avec la présence de 36 entreprises du CAC 40 et 750 filiales d’entreprises françaises. Mais notre position commerciale est un peu fragilisée. Il faut qu’on se réveille et qu’on arrive à retrouver des liens forts et durables avec le Maroc»

« Pour une fois, l’idée est de tisser des liens très profonds et de reprendre la première place en termes de flux commerciaux avec le Maroc, perdue au profit de l’Espagne qui a su mettre en avant ces PME », a poursuivi M. Gattaz, indiquant que les deux tiers de la délégation sont des PME qui vont « décupler nos capacités et les renforcer à l’occasion de ce déplacement. »

Autre enjeu de ce déplacement, la COP22 qui se tiendra au Maroc en novembre 2016. « Nous en avons déjà discuté à ce propos avec la présidente de la CGEM, Mme Meriem Bensaleh, en décembre dernier à Paris. Nous avons l’intention de faire un tuilage très important avec nos amis marocains du patronat et les aider à mettre en place la COP 22 », a-t-il indiqué.

Pour Xavier Beulin, président du Groupe Avril ( agro-alimentaire, énergie, chimie) et co-président du Club des chefs d’entreprises France-Maroc, le « contexte politique et économique est très favorable », faisant allusion à la fin de la brouille entre Rabat et Paris.

« Maintenant on pourra envisager un avenir extrêmement confiant et constructif », a-t-il relevé, notant qu’ »il y a aussi un partage d’intérêt entre la France et le Maroc en ce qui concerne particulièrement les investissements au Sud. »

« Cet axe vertical qu’on appelle Europe-Méditerranée-Afrique est en train de prendre tout son sens », a souligné M. Beulin.

Outre les chefs d’entreprises, le président du MEDEF a invité le Cercle Eugène Delacroix (CED) à prendre part à cette délégation. Seront présents Salah Bourdi, président du Cercle, maire adjoint d’Epinay ( 93), Said Laatiriss, Vice-président, maire adjoint de Grigny ( 91), et Khadija Gamraoui, Secrétaire générale, 1ère maire adjointe de Carrieres-sous-Poissy ( 78).

Atlasinfo.fr

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