Plaidoyer pour un nouveau souffle aux initiatives et projets en matière d’emploi...

Plaidoyer pour un nouveau souffle aux initiatives et projets en matière d’emploi (Emission TV)

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Lors cette nouvelle émission qui a eu pour thème inaugural « l’emploi des jeunes au Maroc », les intervenants ont appelé à faire une évaluation globale des plans mis en place à cet effet et préconisé la création de fonds pour d’emploi afin de contribuer à résoudre la problématique du chômage.

Ils ont également souligné la nécessité d’assurer une coordination et une mise en harmonie entre les initiatives visant la promotion de l’emploi, tel le programme « Iqlaa » et « Moukawalati » et les initiatives sectorielles comme « le Plan vert », « Halieutis », le plan  » Maroc numéric » et le « plan Azur ».

Les invités à cette émission, animée par le journaliste Abderrahmane Adaoui, ont par ailleurs plaidé pour l’élaboration de nouvelles stratégies complémentaires adaptées aux spécificités de chaque région et la promotion de pôles régionaux de développement, susceptibles d’intégrer dans le monde du travail les nombres grandissants de personnes en chômage et de réaliser un développement régional équilibré.

Le rythme de réalisation des grands chantiers et des stratégies sectorielles doit être accéléré, a estimé Mme Mbarka Bouida, députée du Rassemblement national des indépendants, appelant le gouvernement à encourager la création de petites et moyennes entreprises en facilitant les procédures et à instiller l’esprit d’entreprenariat parmi les jeunes.

Pour cette députée, le chômage est un problème qui intéresse tous les Marocains et requiert la recherche de solutions pratiques sur le court-terme pour créer des opportunités d’emploi et de solutions bien étudiées sur les moyen et long termes, afin de traiter cette question selon une vision stratégique.

Pour sa part, M. Abdeljebbar Rachidi, membre du comité central du Parti de l’istiqlal, a argué que le chômage est un problème qui touche même les pays développés où les taux de chômage atteignent des niveaux alarmants, soulignant que du fait du fléchissement des investissements étrangers au Maroc à cause de la crise mondiale, le gouvernement a dû impulser les investissements publics.

Les entreprises doivent à leur tour devenir des entreprises citoyennes car elles ont bénéficié des incitations et des réformes fiscales, a-t-il affirmé, rappelant les efforts déployés par le gouvernement qui a récemment conclu des accords avec les groupes de diplômés chômeurs sur un calendrier de recrutement et s’est engagé à créer 4.300 postes à cet effet.

Dans ce contexte, M. Abdelouahed Khouja, membre du bureau national du Parti authenticité et modernité, a déploré que les profils des promotions de diplômés universitaires ne répondent pas aux besoins du marché de travail et de l’économie nationale, regrettant l’inadéquation entre les cursus de l’université marocaine et les nouveaux besoins du marché du travail nés des évolutions modernes.

Après s’être demandé si cette initiative du gouvernement va également concerner les diplômés chômeurs qui ne sont pas membres des collectifs protestataires et ceux des instituts privés qui ne disposent pas d’équivalence pour leur diplôme, M. Khouja a appelé le gouvernement à réfléchir à l’élaboration d’une nouvelle charte sociale et à mettre en place des indemnités pour perte d’emploi. Il a également critiqué l’absence d’un fil conducteur entre les différents programmes du gouvernement, estimant qu’il s’agit de « programmes ministériels et non sectoriels ».

Intervenant dans le cadre de cette émission, M. Abdelaziz Rebbah, député du Parti justice et développement, a considéré que le chômage qui touche les diplômés universitaires constitue un véritable fléau qui exige des arrangements contractuels entre l’Etat, les entreprises et la société, appelant à l’intensification des efforts pour créer des opportunités d’emploi supplémentaires et pour accorder davantage de soutien aux petites et moyennes entreprises.

M. Rebbah a également plaidé pour des approches de partenariat qui incluraient les collectivités locales, les régions, les grands établissements nationaux et le secteur privé, avant de préconiser trois réformes essentielles urgentes touchant les secteurs de l’enseignement, la justice et l’administration.

Le directeur général de l’Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences, M. Hafid Kamal, a fourni des explications sur le rôle d’intermédiation entre les chercheurs d’emploi et les entreprises, assuré par l’ANAPEC.

Pour sa part, l’universitaire Hamad Kassal a mis en exergue un nombre de facteurs qui, a-t-il dit, pourraient aider à résorber le chômage, notamment l’élargissement de l’offre foncière par l’Etat, la dynamisation de la formation professionnelle en mettant en place des branches mieux adaptées aux nouveaux besoins du marché du travail, l’amélioration de l’environnement des affaires, et l’incitation des banques à jouer un rôle plus important en affectant une partie de leur profit aux petites entreprises.

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