Plaidoyer pour une Afrique attractive des investissements touristiques

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Les investisseurs peuvent s’y intéresser ne serait-ce que pour des considérations démographiques (près de 12 pc de la population mondiale), a soutenu Nenad Pacek, président de Global success Advisors, lors d’un panel à la 1ère Conférence sur les investissements hôteliers en Afrique (HICA), qui se tient dans la capitale économique.

L’Afrique offre, en plus, a-t-il dit, des opportunités importantes en matière touristique et le taux de rentabilité des investissements internationaux y est plus élevé que dans d’autres marchés en voie de développement.

Le marché mondial, secoué par la succession des crises économiques et les forts taux d’endettement, est aux abois et est entrain de chercher là où se trouve la croissance, a-t-il noté, invitant à mettre sur pied un modèle durable et à développer la compétitivité.

Le continent a la capacité de se positionner sur la carte économique mondiale en attirant plus d’investisseurs, a-t-il indiqué, faisant état toutefois de quelques « petits couacs », car « les affaires ne marchent pas toujours de façon claire ».

Les investisseurs rechignaient, par le passé, à aborder le marché africain par manque d’informations, d’où la nécessité d’une meilleure approche du marché et d »informations plus exhaustives sur la compétitivité, a-t-il relevé, mettant en garde contre les flous de certaines économies africaines, aggravés par les fluctuations des prix et des taux de change.

Plus le niveau de transparence du marché est élevé, mieux il attire des investisseurs, comme c’est le cas pour le Maroc, la Tunisie ou l’Egypte, a relevé, de son côté, Arthur de Haas, PDG mondial de Jones Lang La Salle hôtels, un groupe de conseil notamment en investissements hôteliers.

Le volume des investissements hôteliers a plus que doublé, lors du premier semestre de l’année en cours, comparé à la même période de 2010, et le secteur affiche une nette reprise après l’effondrement en 2009, pour cause de récession mondiale, a-t-il fait observer, soulignant que les marchés émergents avancent trois fois plus rapidement que ceux des pays développés, ce qui milite en faveur du continent.

Les prévisions pour toute l’année en cours sont estimées à un total de 35 milliards de dollars d’investissements dans le secteur, a précisé l’intervenant, notant que l’Afrique doit s’attendre à l’évolution de la situation sur certains segments, mais qu’elle doit faire plus d’efforts pour attirer les investissements d’autant que d’autres secteurs (mines et matières premières) sont plus « séduisants « .

Les opportunités du continent en matière touristique (climat, géographie, ressources naturelles, assiette du tourisme, main d’oeuvre et intérêt mondial pour cette partie du monde en lien avec la croissance économique) sont toutefois moins nombreuses que les défis que le continent est appelé à relever, particulièrement en termes d’infrastructures, de communications, de liaisons aériennes, d’épidémies et autres maladies mortelles, a tempéré Trevor Ward, directeur général de World Hospitality Group.

Pour le PDG délégué en charge des opérations Monde du groupe Accor, Yann Callière, « le continent, un important marché pour l’industrie, est de retour ».

Accor, qui est d’ailleurs en pôle position du top 10 des compagnies implantées dans le continent (41 hôtels et 6.371 chambres), croit fermement dans cette partie du monde où elle compte créer des partenariats et développer des joint-ventures.

Le partenariat local développé et réussi par le groupe au Maroc est un modèle qu’il faut exporter dans le reste du continent, a-t-il précisé, soulignant que les investissements directs étrangers dans le continent sont un atout supplémentaire pour attirer les professionnels du tourisme vers le continent et faire de ce secteur un levier économique.

Le royaume est un modèle dans la région euro-méditerranéenne, et de par sa position de hub et de plate-forme du secteur entre l’Europe et l’Afrique subsaharienne, ambitionne de renforcer davantage la coopération sud-sud et d’apporter son savoir-faire, a dit Fathallah Sijilmassi, directeur général de l’agence marocaine de développement des investissements (AMDI).

Cette première conférence en Afrique, organisée par la Société marocaine de l’ingénierie touristique (SMIT), l’agence spécialisée dans l’investissement hôtelier  »Bench Event », réunit un total de 350 délégués. Elle devra permette de mettre en valeur les potentialités de la région dans le secteur, favorisant ainsi l’attraction des investisseurs et des grandes chaînes hôtelières et la concrétisation de partenariats.

Investisseurs institutionnels, gestionnaires de fonds, financiers privés, gestionnaires de chaînes d’hôtels, banquiers et experts de tourisme se pencheront sur les principaux sujets d’actualité marquant le secteur, mais aussi sur les expériences réussies en matière de planification et d’attraction des investissements dans le continent

 

 

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