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La récente étude dont les résultats viennent d’être publiés par l’agence de règlementation des télécommunications, l’ANRT, est édifiante à plus d’un titre. D’abord, elle montre incontestablement la corrélation entre le développement de l’utilisation des smartphones par plus des deux tiers des marocains et l’explosion de la présence des internautes marocains sur le net qui a coïncidé avec l’apparition des réseaux sociaux, dont le porte-drapeau et pionnier, « facebook », devenu en perte de vitesse après l’apparition de ses concurrents que les marocains ont vite adopté, sans retenue.
Sauf qu’avec toutes ces données réconfortantes, l’analphabétisme n’a pas baissé et le mode de vie ne s’en est pas trouvé métamorphosé avec des apports positifs. Bien au contraire, les aspects négatifs ont pris le dessus pour placer les marocains en tête des classements mondiaux des visiteurs des sites pornographiques et de phénomènes nouveaux de criminalité, comme le chantage ou sexe torsion dont s’est rendue célèbre la petite ville de « Oued Zem » devenue réputée chez les polices du monde entier pour le taux de jeunes désœuvrés devenus des experts es chantage sexuel. Mais ne retenons pas que la mauvaise face des choses et avouons qu’avec une telle pénétration, le phénomène a pu développer une nouvelle économie et attiré des investissements en faisant éclore une génération de compétences insoupçonnables. Reste à transformer l’essai et à se doter une « Silicon Valley » susceptible de rapprocher le Maroc des États-Unis et de l’Inde, les précurseurs en la matière.

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