PARTAGER
La presse marocaine est dans tous ses atteints avec des chiffres catastrophiques annonçant une fin prochaine dont devrait profiter largement la presse électronique.
Baisse vertigineuse du lectorat et assèchement des recettes tirées de la publicité ne sont pas les seules mises en cause car  il y a également des habitudes de lecture qui n’en favorise guère l’essor. La première d’entre elles est, pour une grande partie de marocains, la consultation de plusieurs titres de journaux à la fois et gratuitement dans les cafés. Un vrai manque à gagner pour les entreprises de presse qui ont tiré le signal d’alarme pour arrêter cette hémorragie en proposant au ministre de la communication de présenter un projet de loi au parlement afin d’éradiquer ce mal avant de trouver des moyens de relancer la lecture des journaux auprès de plusieurs tranches de la population avec des systèmes d’incitation et de gratification.
Il n’est pas sûr que toutes ces mesures soient suffisantes car le manque de lecteurs est abyssal car seuls 200.000 exemplaires de journaux sont mis en vente quotidiennement et ne sont lus réellement et payés que par près de 120.000 sur une population de plus de 10 millions de lecteurs potentiels et réguliers.
La pente est en effet difficile à remonter avec la meilleure volonté.

Commentaires